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Le blog philosophique de francois CHARLES

Articles avec #europe tag

LES REVES EUROPEENS DE SARKO

18 Décembre 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique, #europe

LES REVES EUROPEENS DE SARKO
LES REVES EUROPEENS DE SARKO
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FILLON !!!! ... Pour l'instant président à Droite !

27 Novembre 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique, #europe

Vu l'écrasante victoire de François FILLON, je me dis que je n'étais pas très loin dans mes deux articles, que la rupture est là au delà du traditionnel équilibre 50/50 et que ... comme pour le FN, les électeurs de FF sont sortis du bois au dernier moment, regaillardis aussi par le coup de gueule de leur leader qui sait aussi partir en guerre ... mais qui avait déjà commencé en fait quelques années plus tôt, même si le soufflé était retombé. 

S'agissant de l'Europe, je pense qu'il faut un mixte des deux programmes (Fillon / Juppe)  avec une refonte du système mais "uni dans la diversité" et une Commission européenne moins puissante, qui ne doit plus légiférer, sans pour autant tout casser, en fait un "juste" fédéralisme adapté à l'Europe. 

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Retrouvez mes interventions lors des colloques du Conseil d'Etat sur l'Europe

26 Octobre 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

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LE RAFALE ENFIN EN INDE : un succès français mais également européen à l’export

16 Octobre 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #défense, #europe

Il aura fallu une certaine crise sécuritaire, notamment avec le regain de tensions avec le Pakistan, certaines prises de position diplomatiques, un euro moins fort et sans doute une douce violence de l'Etat envers l'avionneur dont les autorités indiennes se plaignaient depuis longtemps du manque de négociation, pour faire aboutir les négociations sur le Rafale avec l’Inde qui duraient depuis plus de 15 ans. La France doit se réjouir de la vente de cet avion polyvalent dont la valeur technique était reconnue depuis longtemps. N'oublions pas non plus qu'il s'agit aussi du succès d'un matériel européen qui fait partie d'un catalogue global pour être plus forts ensemble plutôt qu'éternels concurrents.

 

 

Par François CHARLES

Ancien responsable d’affaires industrielles internationales à la DGA, DESS Défense, Président de l’IRCE et de NOVIAL Consulting

 

Un succès français

L'Inde vient donc de signer l'achat de 36 avions Rafale pour quelques 8 milliards d'euros, venant compléter sa gamme d'appareils déjà en partie français avec les Mirages 2000. Les avions dédiés devraient être livrés dès 2019 en dehors de ceux livrés en avance de phase pour l'entraînement des équipages. D'un point de vue opérationnel les militaires voulaient cet avion performant, comme d'ailleurs les Suisses et les Brésiliens. Cette technicité française, chère mais nécessaire en période de crise avait d'ailleurs aussi conquis d'autres pays et se rajoute au succès de DCNS. C'est enfin une libération pour Dassault qui produit cet avion seul, comme pour le Gripen mais pas comme l'Eurofighter, avec les avantages en terme de management industriel et les inconvénients en terme de marché que cela représente. C’est l’exemple de l’EFA avec des achats sûrs en Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, qui savent aussi réduire les montants initiaux, et à l’export en Arabie Saoudite, Autriche et Oman. C'est aussi le succès d'un écosystème composé par Thales, Safran mais également MBDA, modèle d'intégration européenne, pour ses missiles.

 

Cette vente doit être un succès européen pour reconnaître certaines zones d’influence française, en complément de celles d’autres pays européens, dans une logique de représentation commune appuyée par la Haute Représentante des institutions. Comme au Moyen Orient, cette vente répond à une nécessité de protection face à une menace de déstabilisation mais également à un besoin de double source d’approvisionnement et d’indépendance de certains pays de la zone face aux Etats-Unis ou la Russie qui avaient également fait certaines offres.

 

Elle doit être un succès européen sur le produit, sa maintenance et sa gouvernance de fabrication. Les choix de défense sont certes politiques mais se confortent d’éléments technologiques et économiques pour répondre à un besoin opérationnel et parfois uniquement de dissuasion. Le Rafale est un produit haut de gamme multirôles à la fois bombardier, chasseur, avion de reconnaissance, ce que ne sont pas, par exemple, le Gripen ni l’Eurofighter Typhoon (EFA). Cette caractéristique peut être importante dans certains cas pour satisfaire les attentes des clients, non forcément identiques, comme nous l’avons vu au Brésil et en Suisse qui n’avaient pas besoin d’un tel avion à tout faire au détriment cette fois-ci du Rafale. C’est bien la force potentielle de l’Europe de pouvoir proposer cette diversité de produits, de savoirs faire et de savoir être avec une spécialisation de ses pays et ses industriels unis pour des projets externes. Le Rafale parait cher mais l’équation globale semble gagnante tout en veillant avec soin aux coûts de maintenance et de leur facturation. Espérons que le Service Industriel de l’Aéronautique français rattaché encore à l’Etat sera mis à contribution pour ces compétences en maintenance même pour ce contrat export. Si le Gripen a quant à lui bénéficié d'une meilleure approche de maintenance par les Suédois, les Russes ont aussi perdu le marché indiens par les coûts de pièces de rechanges qu'ils faisaient supporter à l'Inde, de la même façon que Dassault a semble-t-il perdu son marché au Maroc.

 

Elle doit être enfin un succès européen sur les compensations réclamées. Les ventes d’avions de chasse, mais aussi de biens à haute valeur technologique sont particulières. En dehors, théoriquement, de l’Union qui tente de faire respecter la directive européenne de 2009 sur les marchés de défense et de sécurité dans une plus grande logique de transparence des marchés et de coopération, elles s’accompagnent quasi-systématiquement de compensations industrielles sur le produit considéré ou non, financières et/ou commerciales au-delà de la formation des pilotes, d’ailleurs souvent payée. Elles dérogent généralement aux règles du commerce international au profit du pays acheteur, de ses industriels et de son développement économique, avec un jeu de négociation portant sur les coefficients de valorisation des éléments de haute technologie. Même si poussées politiquement, elles peuvent rendre les ventes peu rentables et finalement non justifiées économiquement pour le vendeur ou son pays ne sachant pas les expliquer dans l’approche globale de la transaction, comme ce fut le cas pour la votation Suisse contre le Gripen. D’un aspect positif, elles peuvent par contre permettre de créer des liens nouveaux entre PME sous-traitantes des deux pays, comme l'ont bien compris les Britanniques, sauf quand elles sont hélas remplacées d’un coup de crayon par les maîtres d'oeuvre. S'agissant du contrat indien, rien n'est vraiment finalement figé en espérant une démarche gagnante.

 

Dans une logique d'approche européenne, avec hélas un partage de marché et de client peu reconnu par la Suède pourtant adepte de l'Union dans la diversité, le rêve serait d'imaginer que les autres pays européens et leurs industriels, plutôt habitués à travailler en coopération entre eux, puissent à aider la société Dassault Aviation et la France, si elles l’acceptent, à remplir ses engagements de façon décloisonnée comme nous avions essayé de l’instituer en France dans les années 90 à travers toute la communauté industrielle et étatique de défense.

LE RAFALE ENFIN EN INDE : un succès français mais également européen à l’export
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JM BARROSO chez GOLDMAN SACHS

13 Juillet 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique, #europe

Je me devais de réagir à la nomination de M. BARROSO chez la banque d'affaires GOLDMAN SACHS.

Je le ferai toujours de façon objective, doux avec l'individu mais ferme sur le différend, mais peut-être aussi avec un sentiment accentué de devoir de refonte du système européen comme de certains systèmes nationaux, pour instaurer une certaine confiance dont nous avons tant besoin mais également une certaine fermeté.

On se souviendra du savoir faire, très rémunérateur, de GOLDMAN SACHS qui permit à la GRECE d'intégrer la zone Euro et de découvrir la carte de crédit, avec sans doute le soutien de coeur de la France et un aveuglement bienveillant de l'Allemagne, qui nous dit pourtant ne pas de la nuit quand l'Euro baisse et qui ne pouvait ne pas savoir que la dette grecque était en réalité de 17% et non de 3.

Mais l'essentiel n'était-il pas de faire rentrer cette Grèce pour l'avenir de l'Union. Tant mieux si désormais nos idées de création de "groupes de cohérence et de maturité" au sein de la zone euro, relayée par certains députés européens, font leur chemin.

Certains sauront aussi revenir dans l'histoire pour nous rappeler que Robert SCHUMAN était accusé d'être un agent étasunien alors qu'il avait oeuvré à un certain esprit européen certes insufflé par la douce violence des Etats-Unis pour nous aider à fonctionner ensemble.

Seulement deux ans après avoir quitté ses fonctions, après avoir insufflé un esprit peut-être trop rapidement libéral et a contrario avoir également fait preuve de lenteur dans certaines décisions bancaires, M. BARROSO est peut-être récompensé d'une certaine manière et a peut-être également exprimé son deuil non fait du rejet actuel de sa politique. Il vient surtout d'oeuvrer pour le discrédit des Institutions. Certains avancerons aussi les prises de positions fiscales passées de l'actuel président de la Commission, pour lequel je veux retenir sa volonté de pilotage de ces mêmes Institutions.

Même en France, nous savons bien qu'avec toutes les commissions de déontologie imaginables, certains sont arrêtés dans les mailles alors qu'ils ne présentent pas de risques quand d'autres les passent et rejoignent leurs interlocuteurs privés privilégiés. Sans doute est-ce pour un certain intérêt général imaginé par les Etats, souvent instruit pas la finance ou certains conseillers un peu trop proches de leurs convictions et leurs intérêts personnels.

D'autres oublient vite contre qui ils luttaient dans l'intérêt de la nation ou des Nations, ou semblaient lutter, pour ensuite y travailler, sans doute pensant qu'ils ne rentrent pas dans le cadre de cette déontologie.

Peut-être devrions-nous demander au Conseil de l'Europe de statuer sur ce devoir d'éthique en espérant que le jeu en vaut bien la chandelle auprès d'une Europe bien malade de sa politique générale et donc de sa stratégie, de son organisation, de son identité et de sa prise de décision, quatre piliers fondamentaux sur lesquels nous travaillons.

François CHARLES

Président de l'I.R.C.E.

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Le « débat » sur le BREXIT était une chance !

20 Juin 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Le « débat » sur le BREXIT était une chance !

Au lendemain de certaines conférences et colloques sur le sujet, de l'assassinat de la députée travailliste Jo COX et à la veille du vote au Royaume-Uni, je me devais d'écrire ces quelques lignes supplémentaires pour dire que l'Europe et le Royaume-Uni et surtout l'Angleterre ont besoin l'un(e) de l'autre, et que l'on peut être Anglais et Européen, rappelant par là-même le problème permanent d'identité de la France au sein de l'OTAN.

Par François CHARLES

Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l'Europe

Je ne rappellerai pas l'histoire, ni les dates clés de décisions ou d'oppositions notamment françaises à la construction européenne incluant les Britanniques, ni les quatre questions posées aux institutions auxquelles nous avons aussi répondu, ni les exigences de les arguments du « in » ou du « out » désormais bien connus.

Je souhaitais simplement rappeler la chance que représentait le débat sur le BREXIT pour une certaine refonte du projet européen tout en signifiant une inquiétude face à cette volonté de référendum telle une mêche qui semble désormais incontrôlable. Même si le vote et la mobilisation des indécis et des « in » vont être désormais significatifs grâce hélas à l'événement récent, ce dernier ne doit pas cacher l'opportunité de penser autrement pour agir autrement dans une certaine continuité porteuse de sens.

Certes nous avons vu en France et en Grèce que les référendums n'excluent pas certaines solutions de rechange, mais je suis inquiet car certains se réjouissent d'une sortie du Royaume-Uni pour ne plus être ennuyés par les Britanniques, notamment les Anglais, dans les décisions à prendre et pour continuer à avancer de la même façon sans prise en compte de certaines demandes légitimes ni de certaines idées, notamment de renforcement du parlementarisme et pourquoi pas à deux chambres. Certains autres voient l'opportunité de libérer des places au Parlement européen pour y introduire une liste trans-européenne.

Je suis inquiet car comme en France, les campagnes et les PME britanniques, qui ne se sentent pas impliquées directement par l'Europe ou qui croient ne pouvoir influer, vont voter pour une certaine identité politique nationale sans prise en compte des intérêts et des processus globaux, contrairement aux villes et aux grandes entreprises.

Je suis inquiet également quand nous défendons les quatre revendications britanniques notamment sur l'existence de groupes de cohérences dans une même politique générale mais quand ces derniers semblent s'offusquer de certaines demandes de non prosélytisme comme par exemple ne pas voir la Pologne rejoindre l'euro mais semblent aussi plutôt apprécier son repositionnement identitaire, sans pourtant parler encore de fronde ou de sécession européenne, comme autrefois aux Etats-Unis entre fédérés et confédérés.

L'idée d'un Royaume-Uni, qui a peut être eu finalement sa « monnaie back », sorti de l’UE, réduit peut-être de l’Ecosse, réjouira ceux qui disent volontiers, sans forcément plaisanter, que ce pays n’a jamais été européen, n’a jamais compris l’Europe et veut préserver son modèle sur son île. C'est oublier que le Royaume-Uni, comme son nom l’indique, vit depuis longtemps tous les jours un certain modèle européen qui n'est pas français, que son rôle de contre leader, sans être pour autant enfant libre asocial, sert aussi de « planche à secousses » positives notamment économique ou fiscale.

Bien entendu le moteur franco-britannique pourra toujours fonctionner notamment dans la défense quand on voit que la Norvège, la Finlande, la Suède et le Danemark parviennent bien à travailler ensemble sans être tous ni dans l'UE ni dans l'OTAN (conférence ESCP EUROPE). Rappelons enfin qu’au siècle dernier, alors que la France fut défaillante, le Royaume-Uni sauva une certaine pluralité et que sous l’impulsion de Jean Monnet, les deux pays ont coordonné leurs ressources et leurs flottes de commerce pendant la première guerre mondiale et qu’il était question de rassembler les deux gouvernements, comme 600 ans auparavant, pour tenter de vaincre ensemble.

Enfin, je suis inquiet car certaines attitudes turques apparaissent plus européennes que certaines attitudes nationales actuellement dans l'UE qui ne pensent qu'à leurs propres intérêt. Espérons que ce profil bas ne se réveillera après l'intégration si elle a lieu.

Mais je veux être confiant dans le bon sens des peuples et de leurs dirigeants actuels ou à venir.

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Londres, unie dans la diversité

7 Mai 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Bravo au nouveau maire de Londres élu sur son programme. La victoire d'un musulman à Londres ne m'émeut pas contrairement à ce que l'on entend en France. Et pourquoi pas un noir en France avec son histoire africaine? Je pense finalement que le Royaume-Uni est plus européennement unie dans la diversité que cette France laïque d'un seul moule qui perd ses repères et surtout son pied d'appel chrétien.

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Oui l'euro a été une bonne chose mais il faut désormais une gouvernance par groupes de cohérence économique

16 Février 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe, #économie

Le prix Nobel Robert Stiglitz relayé par BFMTV, média d'aussi grande qualité que le Bien Public, déclare que l'euro n'a pas été une bonne chose.

non non et non ! Comme je l'ai dit au Conseil d'Etat la semaine dernière, l'Euro a été une bonne chose, regardons donc les taux d'intérêt proches de zéro. C'est la PASSAGE à l'euro qui a dérapé nous mettant deux inflations d'un coup avec surement bcp qui s'en sont mis dans les poches et sans oublier certains pays qui se sont crus bien plus riches en découvrant la carte de crédit et en s'écroulant ensuite, bien aidée par l'UE. Et c'est pour cela qu'il faut une gouvernance de groupes de cohérences à l'intérieur même de la zone euro.

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MES VOEUX EN TANT QUE PRESIDENT DE L'I.R.C.E. (voir carte et allocution)

24 Janvier 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Le Conseil d'Administration de l'IRCE se joint à moi pour vous souhaiter une merveilleuse année 2016 pleine de joie, santé, bonheur, réussite, justice et paix pour vous, vos familles et vos proches ;

En ce début d'année de relance nécessaire du projet européen par le constat des multiples événements passés et à venir qui démontrent une Europe en danger, je souhaite adresser à tous les Européens, mes voeux les plus chers de joie de vivre ensemble, rassemblés dans une même optique d'épanouissement, de force et de maturité intérieure, unis dans la diversité même si parfois nous portons d'autres lunettes que nos voisins

Comme le diamant issu des profondeurs de la terre, l'Europe ne se fera pas en un jour et son origine est ancrée au plus profond de notre histoire. Comme le diamant, l'Europe ne sera pas non plus façonnée en un jour et il convient d'y apporter une attention bienveillante à chaque instant. Comme le diamant qui brille de mille facettes qui en font ensemble sa rareté et son effet précieux, l'Europe est éclatante, attrayante, enviée et riche par sa diversité et l'interdépendance de ses territoires, de ses peuples et de ses compétences, peut avoir plusieurs apparences et briller différemment en fonction de son environnement. Comme le diamant, elle pourra avoir quelques imperfections qui tenteront d'être gommées pour la rendre plus belle. Comme le diamant qui ne se brise pas, l'Europe sait être la plus forte. Et comme le diamant, l'Europe est éternelle.

Pour continuer sur cette image du diamant que vous connaissez désormais au fil des années, mais aussi pour reprendre ce terme de management de "marcher sur ses deux pieds" :

Je souhaite pour l'Europe, que les idéalistes européens d'un seul moule comprennent la volonté d'identité réaliste et réalisable de chaque peuple qui apparaît souvent lors des élections et je souhaite que les idéalistes nationaux comprennent que ces peuples aspirent néanmoins à vivre ensemble dans un monde de paix mais surtout d'échanges économiques, et qu'ils sont prêts à profiter d'une certaine normalisation ;

Je souhaite qu'élus et institutionnels trouvent le chemin de l'écoute et de la pédagogie avec une légitimité reconnue et je souhaite que les citoyens sceptiques s'intéressent aux institutions et à leurs actions de façon constructive ;

Je souhaite que les dirigeants nationaux, comme les entreprises, comprennent la possible interdépendance entre les Etats dans les domaines clés et stratégiques, notamment sur l'énergie et la défense ;

Je souhaite que nous comprenions que nous pouvons être plus forts ensemble au delà de la simple addition de km², d'habitants et de poids du PIB et je sais que certains diront de dettes, notamment en mutualisant, pourquoi pas, celles de défense si nous parvenons à une interdépendance de prise de conscience, hélas en profitant des crises ;

Je souhaite que les pays les plus avancés comprennent pourquoi l'UE aide financièrement les pays rentrants afin de consolider nos économies mais qu'elle doit le faire avec mesure sans inciter à certaines dépenses cofinancées qui peuvent mettre en péril les économies déjà fragilisées face aux investissements à réaliser dans certains domaines prioritaires ;

Je souhaite que les pays qui ont profité des aides européennes, même cofinancées, le reconnaissent et pensent aussi en terme de retour d'investissement pour les autres pays de l'Union européenne qui désormais en reçoivent moins ;

Je souhaite que les entreprises comprennent que l'UE a misé sur elles depuis longtemps pour la création de richesses notamment avec la recherche et s'inscrivent également dans une dynamique d'identité de ce qui est bon pour l'Europe et non dans une logique purement financière et de profit ;

Je souhaite que les perfectionnistes et les libéraux comprennent que le système actuel peut être revu et corrigé en instituant notamment des groupes de cohérence de fonctionnement et qu'il est parfois important de consolider les acquis internes pour être plus forts avant toute nouvelle approche commerciale notamment envers les partenaires étasuniens qui doivent aussi apprendre l'interdépendance et la remise en question ;

Je souhaite que nous n'ayons plus besoin de la Chine ni des Etats-Unis d'Amérique pour comprendre nos atouts économiques et nos armes commerciales, ni de la Russie, pourtant si proche et nécessaire partenaire en grande partie européenne et qui n'a pas fait le deuil de l'échec apparent de sa grande Europe, ni bien entendu des autres menaces que nous connaissons, pour parler d'une seule voix en terme de politique extérieure et de défense ;

Je souhaite que les Européens des capitales comprennent le rôle clé des régions pour tester et mettre en place certains projets notamment transverses et je souhaite aussi que les européens et les élus des régions comprennent le rôle souvent initiateurs et bienveillant des institutions ;

Je souhaite que le modèle particulier engagé pour l'Europe sur le fond et la forme, d'une part fédéral dans son fonctionnement peut-être avec une subsidiarité non reconnue et sans avoir encore intégré les domaines traditionnels régaliens, et d'autre part confédéral dans sa politique générale, trouve ses marques et pourquoi pas dans un système d'Etats-Nations ;

Je souhaite que nous avancions ensemble à la fois dans un certain équilibre mais dans une nouvelle force motrice économique créatrice de richesses et une composante sociale créatrice d'épanouissement ;

Je souhaite que l'Europe reste forte et unique face au risque de dilution et de fracture, notamment crée par les migrations légitimes ou cachées 

Je souhaite que le drapeau européen réapparaisse en Pologne que nous avons reconnu comme étant un nouveau moteur européen, mais un moteur intégré pour dynamiser l'Union et non séparatiste même s'il peut exister des groupes de cohérence dans l'Union ;

Je souhaite que certaines valeurs soient retrouvées et qu'une identité propre apparaisse pour que nous puissions dire que nous sommes fiers d'être Européens, unis dans la diversité en étant un modèle pour le monde.

Encore bonne année à toutes et tous et au plaisir de vous retrouver dans notre programme riche et varié pour 2016 afin de faire avancer les dynamiques européennes,

 

François CHARLES

Président de l'IRCE

 

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MES VOEUX EN TANT QUE PRESIDENT DE L'I.R.C.E. (voir carte et allocution)
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Retrouvez mon allocution d'introduction lors de notre dîner de juillet avec SE l'Ambassadeur de Pologne en France

22 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Votre Excellence, merci d’avoir accepté notre invitation sur un thème d’importance "la Pologne, un autre moteur européen" qui est celui de la connaissance, la compréhension et l’acceptation commune pour faire que les différences soient plutôt des forces communes afin de réussir à créer un leadership européen porteur de sens. Je tiens à souligner que notre intention existait depuis longtemps et que les différentes annonces récentes ne sont qu’un concours de circonstance de calendrier.

Je ne doute pas que le diplomate, mais aussi l’homme de promotion que vous êtes, comme nous l’avons découvert dans votre biographie, saura y répondre en essayant de nous faire porter « d’autres lunettes » pour peut-être nous faire partager une autre vision de la Pologne et de l’Europe. Nous avons eu l’honneur d’accueil un autre diplomate en 2014 en la personne de madame l’Ambassadeur d’Autriche, qui nous avait parlé gouvernance, tout en reconnaissant son entrain à défendre les « PME » … entendez par là les « Petits et Moyens Etats ». Vous précédez par ailleurs l’ambassadeur de Grande Bretagne qui a accepté d’intervenir à l’automne sur le thème « quel moteur franco-britannique » à une date qui sera bientôt précisée.

Les méthodes connues en entreprises peuvent être appliquée à l’Europe. Le slogan « Unis dans la diversité » doit faire notre force plutôt que nous diviser et l’essentiel est bien avant tout de se connaître pour éviter les a priori mais aussi prendre conscience de certaines réalités comme celles de l’interdépendance +/+, win-win ou gagnant-gagnant, qui n’est pas forcément 50/50 quel que soit le terme employé. Les peuples européens, au-delà des entreprises et des institutions, ont besoin de savoir ce que les autres leur apportent, pour quel objectif positif, avec quel retour sur investissement… Heureusement de nombreuses PME ont su voir les opportunités des fonds structurels développés dans votre pays pour y implanter de nouvelles technologies à travers certaines coopérations plutôt que blâmer le fait qu’ils n’existaient quasi plus en France, sans être par ailleurs totalement consommés. De le même façon le fameux « plombier polonais » peut être vu soit comme une épine, soit comme une force génératrice d’emplois de par les compétences, et la « planche à secousse » qu’il procure, sans forcément tomber dans une concurrence trop libre car une certaine structure est néanmoins garante de l’équilibre des grands systèmes. Nous aurions pu également aborder le problème transverse des transports généralement développé … par certaines entreprises dont le siège est en France.

De façon indépendante, et même si pour l’instant majoritairement français, l’IRCE cherche à identifier, faire valoir et partager ce qui semble être bon pour l’Europe, notamment dans des domaines de la défense, de l’économie, de l’énergie, des transports... Tant mieux si c’est en France qui a souvent été menante, mais pourquoi pas en Pologne, et pourquoi pas avec un terrain issu d’un grand alambic avec l’Allemagne – en référence au triangle de Weimar entre la F, l’Allemagne et la Pologne - et d’autres pays et pas forcément tous dans tous les domaines. Partager les valeurs de l’IRCE c’est saluer des entreprises PME ou grands groupes qui se développent plutôt en Europe, - et je tenais à excuser l’absence de dernière minute de M. Guillaume Faury, Pdt d’AH, qui nous a permis agréablement de découvrir le nouvel hélicoptères de transport au salon du Bourget et qui mise sur la Pologne comme cinquième (non pas élément) mais pilier du groupe - c’est saluer des écoles comme ESCP Europe qui ont compris ce que l’Europe et chaque pays peut apporter, - et je saluerai notre ami Gilles Gouteux qui représente Franck Bournois, le DG d’ESCP EUROPE qui a annoncé l’ouverture de son 6° campus à Varsovie - c’est saluer la recherche scientifique qui tente de rassembler des compétences et des personnes, c’est saluer une vente de Grippen au Brésil en espérant que la Suède aide à vendre les Rafales, c’est aussi être bienveillant aux solutions étasuniennes tout en essayant d’en tirer profit, comme certains d’entre nous avions su le faire en créant une identité européenne au sein de l’OTAN, en la considérant comme vecteur d’intégration européenne, comme vous êtes sans doute en train d’y contribuer aussi par vos annonces récentes pour vos achats de défense. Je relèverai qu’apparemment ce n’est pas la première fois que vous achetez européen et même français car parait il qu’en 1939 vous aviez déjà l’intention d’acheter des avions. En tant qu’ancien responsable de la politique d’offsets à la DGA, qui ait justement tout fait pour la laisser souple, j’espère que nous serons dans une logique de coopération et de renforcement de compétences, notamment en innovation, voire sur les fondements d’un futur Buy European Act.

La théorie des organisations nous enseigne que les sous-groupes sont naturels et salvateurs à partir d’une certaine dimension du groupe général. La notion de groupes de cohérence peut aussi sauvegarder, mieux que sauver, l’esprit européen, si particulier et si riche - et je reprendrai l’image du diamant aux multiples facettes mais dans une même pierre - et n’implique pas que les pays soient voisins, passant du leadership bienveillant à réellement démocratique. Comme me le disait encore notre ami attaché de défense espagnol, le moteur franco-allemand certes, mais à 28 ne peut-il pas y en avoir plusieurs, même s’il pensant plutôt à celui de sa péninsule.

S’il était sans doute opportun qu’un noyau dur de Nations commence le travail de construction, que votre pays a enfin pu rejoindre, sans non plus avoir l’intention d’y perdre son âme et avec sa vision de l’Europe, il s’avère que le centre de gravité de l’Union Européenne a peut être bougé. Le laboratoire du groupe de VISEGRAD, créé en 1335 et repris en 1991, réunissant quelques pays dans le domaine structurel et désormais éducatif, artistique et culturel, et peut-être dans la spécialisation des forces, est sans aucun doute un exemple à suivre pour les groupes de cohérence même si vous semblez avoir aussi d’autres lunettes s’agissant des objectifs de Kyoto en matière de développement durable.

J’ai toujours cru depuis longtemps à la Pologne comme moteur de la partie ou d’une partie est de l’Europe et nous aimons d’ailleurs à le partager souvent avec madame l’ambassadeur d’Allemagne. Mais est-ce un moteur auxiliaire, tel l’APU d’un avion ou alors un réel moteur complémentaire et sécurisant, permettant aussi à l’avion de continuer sa mission ? Quelle est son identité ? sa force motrice ? ses forces, ses faiblesses vis-à-vis des attentes de l’environnement considéré et des menaces identifiables.

Votre Excellence je vous laisse – enfin – la parole

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