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Le blog philosophique de francois CHARLES

VILLES ROSES ET CAMPAGNES BLEUES…MARINE

21 Avril 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

Les élections de 2011 et 2012 nous ont enseigné  que l’abstention savait être forte, que les villes devenaient roses et que les campagnes bleuissaient fortement comme par opposition et alerte, comme récemment au premier tour d’une élection locale.

 

A un an des prochaines élections, quelle est donc cette vague de couleur et comment l’analyser. Faudra-t-il une carte de bonne conduite française pour entrer dans certaines campagnes ou une carte de parti ou d’association pour rentrer dans certains quartiers urbains ? Est-ce désormais l’UMP et l’UDI qui comptent les points alors qu’ils pensaient marcher sur le tapis rouge ? Les « Unions » vont-elles finalement travailler ensemble et contre qui ?

 

 

Par François CHARLES

Animateur politique, ancien cadre de partis, créateur de Droite Fédérale, auteur d’un « programme social, écologique et semi-libéral »

 

un programme politique social, écologique et semi-libéral

 

J’ai fait le tour de la question car je suis né à la campagne, j’ai vécu en grande ville, puis à l’étranger, puis en ville nouvelle de part et d’autre des problèmes pour revenir en proche banlieue puis enfin à la campagne. Mais la campagne change aussi comme vous avez pu le lire dans mon analyse « ville et ruralité » où il faut trouver une intelligence entre ces deux composantes en mutation avec des réalités importantes en terme de développement. Les gens de villes peuvent aussi vite perdre leur couleur rose en arrivant à la campagne sans pour autant reconnaitre les valeurs profondes de la terre. Mais toutes les villes ne sont pas roses non plus.

 

Le président du Conseil général de Cote d’Or se lance à la reconquête des territoires avec des actions techniques de développement plutôt que politiques. Il a raison si l’on considère que la bulle réactionnaire se réduit quand l’activité économique repart, libérale ou non. Mais il s’agit de ne pas se tromper de combat étant donné que la Cote d’Or, plutôt rurale, est plutôt déjà préservée à droite, enfin… par toute la droite. Il serait dommage de faire une nouvelle exception nationale... Le combat n’est il pas contre les citadelles de gauche ? J’aurais donc plutôt écrit « à la reconquête des villes » ou « à la préservation de nos campagnes ». Quand des gens dits de droite ou centre droit disent savoir faire du porte à porte mais n’osent pas aller dans les logements sociaux quasiment de peur de se salir et ne pas pouvoir tenir une discussion, mais pourtant sont devant les usines à 5h du matin pour faire un coup de communication, on comprend qu’il reste beaucoup de travail et mieux vaut peut-être  en effet consolider les « nouvelles campagnes ». La gauche va surement travailler aussi sur ses forces et conserver ses acquis en créant des citadelles sociales dans les villes  face à l’aspect travailleur et responsable des campagnes accueillant ou non ensuite les villages en fonction de l’appartenance au parti ou à telle ou telle association ? On ne peut lui reprocher d’essayer de mener sa politique.

 

Que sont donc les forces du FN ?  Les électeurs sont-ils prêts à voter pour ses candidats et s’apercevoir ensuite qu’ils ne pourront pas mener leur politique sauf à en adopter une autre. Mais le FN n’est plus ce qu’il était et reste compatible avec la République et le front républicain. C’est même l’interlocuteur FN des débats qui montre maintenant le spectacle désolant des dialogues entre les autres partis. Le FN, dit les choses sans scrupule, et est désormais à l’AN sans avoir eu besoin de la proportionnelle mais vit pour l’instant plus dans l’isoloir qu’au grand jour. Il reste ancré chez les grands propriétaires terriens, ou ceux qui le sont devenus, qui étaient, en temps de crise, davantage pour Pétain que De Gaulle. Plus que l’on ne pense, la ruralité, qui englobe les petites villes, est politisée et la ruralité peut aussi montrer à la ville sa dépendance. Et le salut viendra d’une droite un peut plus … fédérale.

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bmalaguti 25/04/2013 10:22

Puisque vous me posez la question, je me dois de répondre: de quel centre parlez-vous? Pour moi, c'est simple, il n'y a qu'un centre et la gauche et la droite ne sont que des créations
artificielles. Il est toujours difficile de parler sans pudeur de soi et de ses proches, mais avant de terminer ses études, mon papa a fait en 1943 la traversée de la Manche pour rejoindre la
France Libre et un de mes grands oncles a gagné ses premières étoiles chez de Lattre après un court passage chez Leclerc. J'ai été nourri au biberon du gaullisme et de l'anticommunisme (ma mère
était réfugiée politique hongroise), on pourrait dire que je suis de droite, mais un passage au RPR à l'époque où monsieur MITTERRAND a nommé des ministres communistes m'a convaincu que je ne suis
pas foncièrement de droite et encore moins de celle qu'a créée Jacques CHIRAC en 2002. J'ai fait le choix de suivre François BAYROU et bien que j'ai depuis plusieurs années rendu ma carte et sans
porter de jugement personnel sur l'homme (il y aurait beaucoup à dire!), je ne conçois pas qu'un centre fidèle à son ADN (du MRP au CDS et au PR en passant par DL et peut-être même le PRG si on
relit l'histoire) puisse exister sans lui.
Le choix d'un ancrage à droite me semble une erreur grave et une méconnaissance profonde voire une négation de l'histoire de notre pays et de ce grand courant de pensée que fut le centre avec
CLÉMENCEAU, DALADIER, René CASSIN et beaucoup d'autres.... Je vous cite de Gaulle qui parle et écrit mieux que moi: "La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. C’est pas la gauche,
la France ! C’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français comme de tout temps, ressentent en eux des courants. ...Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave,
et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable. Vous me dites : à droite, on dit que je fais une politique de gauche au-dehors ; à gauche,
du reste vous le savez bien, on dit : de Gaulle, il est là pour la droite, pour les monopoles, pour je ne sais quoi. Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que
j’appartiens à l’autre côté, prouve précisément ce que je vous dis, c’est-à-dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d’un côté, je ne suis pas de l’autre, je suis pour la France."

Bien à vous.
Bernard MALAGUTI

bmalaguti 24/04/2013 16:56

Bonjour Monsieur,
Une fois de plus, vous parlez d'or comme la règle éponyme qui aurait fait tant de bien à nos finances publiques et plus encore au respect des engagements pris par ceux qui ont accepté la charge de
nous gouverner.
Votre article sur le FN au lendemain du vote de la loi instituant le mariage pour tous est d'une brûlante actualité et d'une brillante acuité.
En 1984, Laurent FABIUS plus jeune premier ministre français ( cela fait déjà 35 ans que sévit ce brillant sujet élu en 1978 pour la première fois, les élus ne connaissent pas la crise!) déclarait:
"le Front National pose les bonnes questions... mais n'apporte pas les bonnes réponses".
Il semble, au fil des scrutins qui se suivent et ne se ressemblent pas, que ce soit de moins en moins le cas pour bon nombre d'électeurs qui ont doublé entre 2007 et 2012 y compris au fin fond de
la campagne poitevine où mon père exerçait la noble profession de médecin.
Non seulement, le FN est à l'Assemblée nationale, mais il sera de plus en plus représenté au sein des assemblées territoriales en attendant d'investir massivement les couloirs du Palais Bourbon. Il
a pour lui de n'avoir pas été invité au festin du pouvoir ou si peu que personne ne s'en souvient et pourtant ce ne fut pas une réussite!
La comedia del arte que l'Italie est en train de vivre n'est que le prélude à ce qui nous attend parce qu'ostraciser et railler le leader d' un parti qui a su attirer 1 électeur sur 4 ne sera pas
tenable très longtemps.
Nos institutions auront beaucoup de mal à tenir encore quatre ans et les principaux responsables et coupables sont ceux à qui ça profite: les deux grands partis qui se partagent le pouvoir en
distribuant des miettes à ceux qui acceptent le plat de lentilles qui leur est tendu. Les Français étaient majoritairement pour le mariage pour tous et l'accouchement ne s'est pas fait sans douleur
, mais s'il est un sujet sur lequel il y a consensus dans la population, c'est sur la nécessité de mettre fin au cumul des mandats et d'instaurer une part de proportionnelle pour permettre le
pluralisme et la fin du monopole qui oblige 4 électeurs sur 10 à faire un choix par défaut ou pas de choix du tout .
Le centre serait probablement, s'il était indépendant et uni, le grand gagnant de cette réforme et deviendrait la première force politique du pays ou peu s'en faudrait de ce pays, mais il a préféré
en 2002 aller à Canossa et renier ce qui faisait sa force: la diversité de ses composantes.

francoischarles 25/04/2013 07:59



bonjour et merci cher(e) lecteur (lectrice)inconnu(e)


de quel centre parlez vous ? du VRAI centre ou du centre droit ?


voir mes précédents articles sur le sujets pendant la présidentielle


bien à vous


FC