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Le blog philosophique de francois CHARLES

Les bougies

9 Novembre 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Les bougies

 

Arrivée dans cette ville

J’ai bientôt décidé

De vite retrouver

Le chemin de l’église

 

Chanter je ne sais pas

Mais parler ça je sais

Et j’aime bien, souvent

Les lectures partager

 

Je ne cacherai pas

Que la messe me procure

Ce lien que vous savez

Avec la société

 

Mais au fond de moi-même

Je ressens quelque chose

Je sais qu’au fond de moi

Une flamme se repose

 

Une flamme qui languit

Depuis que je suis jeune

Depuis mes pires souffrances

Au cours de mon enfance

 

Et puis il est venu

Ou plutôt je l’ai vu

Et je l’ai invité

Pour cette belle rencontre

 

Oublions tout le reste

Ce qui m’importe moi

C’est ce que je ressens

Quand je suis dans ses bras

 

Tant pis si je m’impose

Si je l’impose aussi

A tous ceux et toutes celles

Qui le veulent loin d’ici

 

Ce qui me toucha tant

Fut ce goût spirituel

Fut ce gout pour le beau

Et la grandeur de l’âme

 

Je me sentais enfin

Châtelaine chérie

Je le sentais enfin

Chevalier attendri

 

Maintes fois allumées

Dans maintes cathédrales

Dans maintes belles églises

Nous offrirent des bougies

 

Au début ce fut une, puis deux

Puis vinrent les enfants

Dans cette cathédrale

Si grande et si Bénigne

Dans cette cathédrale où

Tant de mots écrits

Où même un mariage

En secret fut bien dit

 

Puis vint ce jour de sept

Non pas sept mercenaires

Ni sept nains ni shakras

Ni sept merveilles du monde

Mais bien sept bougies

Où tous furent réunis

quatre pour moi, trois pour lui

Car ce jour fut pour moi

L’instant où j’ai pensé

Devant ses abandons

Où je l’avais perdu

Devant ses abandons

Qui me laissaient toute seule

Que la seule délivrance

Fut de me suicider

 

Il le sait maintenant

Je lui en ai conté

Et bien sur pas qu’à lui

 

Mais ce jour, il fut là

Il s’approcha de moi

Dans mon dos j’entendis

Ses pas et son esprit

Ce jour il accepta

De m’emmener chez lui

De me laisser enfin

La chance qu’il me fit

De voir ses parents

Qui reposaient en paix

De l’écouter parler

De celle qu’il aimait

 

Nous fûmes réconciliés

J’avais une fois de plus

Réussi à l’atteindre

Réussit à trouver

Une marque de confiance

 

Puis chaque fois depuis

Que nous fumes à l’église

Ou même chez les moines

Séparés ou ensemble

Nous allumâmes des cierges

Ou bien quelques bougies

 

Nous loupâmes cette soirée

Où nous avions prévu

De voir les bougies

Du château de Fouquet

Déjà un bon présage

Du château dit de Vaux

Et son très beau ramage

Qu’un ennemi juré

Fit tout pour l’ébranler

 

Nous vîmes alors toutes celles

De cette belle abbaye

Avant toutes celles encore

Un peu plus vers le nord

Où j’obtins même de lui

Qu’il se mette à genoux

 

Jusqu’où devais-je aller

Je le saurais bien vite

Il en mit quelques unes

Dans sa retraite secrète

Et j’en mis certaines autres

Dans certains lieux bénis

 

Et même si aujourd’hui

Il est loin de mes nuits

Je sais que chaque fois

Que je brule une bougie

Son cœur est près de moi

et même si je sais

qu’il ne pardonnera pas

je sais pourtant aussi

que Dieu y pourvoira

 

 

 

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