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Le blog philosophique de francois CHARLES

la rose d'or

9 Novembre 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

La rose d’or

 

L’aviez vous deviné

Vous qui voyiez en moi

Une femme rayonnante

Vous demandiez en quoi

J’étais toujours ardente

C’était notre secret

C’était son énergie

C’était la flamme qui

En moi avait jailli

 

Un peu comme cette lance

Que les croisés trouvèrent

Dans leur citadelle

Assiégée par l’ennemi

Qui leur donna courage

Au point de remporter

Une tres belle victoire

Alors inespérée

 

Je portais en secret

Une parure d’or

Parfois bien apparente

Parfois cachée sur moi

Quand j’étais bien en doute

Je pouvais la toucher

Et alors ressentir

Ses mains et son regard

 

Il s’agissait d’une rose

Ou plutôt d’une broche

Ah voilà ! Vous y êtes

Mais ne la verrez plus

 

Il me l’avait offerte

Et avait dit à l’autre

Qui n’avait plus mon cœur

Qu’il s’agissait d’un don

D’un cadeau de grand mère

 

La rose nous protégeait

Lors de nos viles disputes

Nous l’avons sacrifiée

A l’hôtel des prières

Je la lui redonnais

Pour mieux la recevoir

Jusqu’au jour où j’ai su

Qu’il ne la voulait plus

Après que j’aie ma foi

Bien outragé son nom

 

Je la voulais encore

Mais il la refusa

Je voulais bien alors

A ses parents l’offrir

Ces chers parents que je

Chérissais en secret

C’était un peu les miens

Il avait accepté

De me les présenter

Quand il sentit en moi

Mon âme s’en aller

La peur m’envahir

Le désespoir paraitre

Quand il vit allumer

Ses sept bougies ensemble

Après qu’il m’ait encore

Une fois abandonnée

 

Je fus alors contrainte

De la jeter au fond

D’un puits bien trop profond

Bien trop pro fonT Tenez

Même pour l’Abbé Y

Pour qu’on la retrouva

Je sais qu’il la chercha

Et qu’il su bien vite

Où était son linceul

Mais je sais également

Qu’il est pécheur agile

J’avais sauvé la rose

D’un bel autodafé

Qu’on m’avait obligé

A faire de ses affaires

Et même de ses cadeaux

 

L’avantage de l’or

Ou du métal doré

Est qu’après même un siècle

On la retrouvera

Et l’on repensera

A ce joli poème

De dame châtelaine

Bien seule et sans château

Et son prince charmant

Sans son beau cheval blanc

 

 

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