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Le blog philosophique de francois CHARLES

la chambre bleue

9 Novembre 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

La chambre bleue

 

Cette chambre, tu le sais bien

Elle restera la tienne

Je me souviens encore

Quand je faisais ton lit

Pour aimer t’accueillir

Et t’éviter aussi

De dormir à l’hotel

Toi qui  me donnais tant

Toi qui travaillais tant

Pour que je réussisse

 

Je ne me donnais pas

Je ne me donnais plus

Mais je faisais chaque fois

Tout ce qu’il était possible

Pour mieux te retenir

Et t’éviter, O toi

De repartir le soir

 

Je ne me souviens plus

Si tu y es resté

Avant ou bien après

Mes grandes nuits de pleurs

Qui m’avaient épuisée

A t’appeler sans cesse

Te supplier sans cesse

Face à tes abandons

J’avais tellement peur

De ne plus retrouver

Ton énergie si forte

 

Je sais tres bien aussi

Que tu étais gené

De dormir près de lui

De dormir près de moi

De dormir près de nous

 

Tu y étais aussi

Quand le sale perroquet

A gaché la soirée

Où tu as bien senti

Que tu devais partir

Avant qu’il ne te tue

Et que tu le déplumes

Car je sais bien aussi

Que tu es immortel

Et que tu fais le bien

Quand d’autres font le mal

 

Je sais tres bien aussi

Que tu sais qu’il savait

Là je parle de l’autre

Que tu te protégeais

Je me souviens aussi

Que je ne pouvais pas

Facilement m’endormir

Te sentant là tout prêt

Sans pouvoir te serrer

Sans pouvoir te chérir

Sans pouvoir etre étreinte

Sans ressentir tes mains

 

J’y ai repris ta place

Après avoir tout dit

Après notre concert

Où tu étais venu

Bravant sa haine forte

Et le sale perroquet

Je m’y suis exilée

J’y étais à mon aise,

Dans ma nouvelle vie

L’autre me surveillait,

Il m’épiait sans relache,

Il t’accusait de tout

Voulait te retrouver

Sans doute pour te tuer

Sans doute pas à main nue

Comme il le répétait

Toi qui lui avais pris

Son si précieux précieux…

 

J’avais bien négocié

De pouvoir te revoir

Mais le matin suivant

Il ne l’accepta plus

Il réussi un jour

A prendre mon téléphone

Et trouver mes messages

Que j’avais envoyés

Avais-je fait en sorte ?

Tu ne le sauras point

Pardon si j’ai tout fait

Pour vite te retrouver

Mais tu n’étais pas prêt

Et j’ai du lui céder

 

Je suis redescendue

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