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Le blog philosophique de francois CHARLES

Energie et Développement durable

12 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

 

      je vous livre ici la partie énergie et dévelppement durable de mon programme social, écologique et semi-libéral

 

Il sera peut-être étonnant pour certains que je rassemble ces deux sujets. Autant je suis inquiet d’entendre Eva Joly dire de façon intransigeante et quasi déséquilibrée « il faut abandonner le nucléaire et j’ai raison », autant je n’ai jamais entendu le PS dire qu’il voulait le faire, et autant il est surprenant d’entendre l’UMP à la fois le blâmer le PS comme pour l’y inciter. Le nucléaire sauveteur, productif et producteur de particules mais non polluant et ne procurant que peu d’emplois serait-il un jeu au-delà d’un enjeu ? Quels sont ses avantages, inconvénients, opportunités, menaces ? Qui veut prendre le rôle de persécuteur et de victime ? Comme en matière de défense, notre indépendance énergétique repose sur des décisions politiques qui se confortent d’éléments économiques, techniques et humains mais cette fois également médicaux. Il est souvent difficile de choisir entre une décision politique prise avec le coeur ou de façon logique et la tête froide mais là est l’enjeu. Bien sur le politique dira qu’il n’est pas très responsable de réduire le nucléaire et les emplois car « ce monde est dangereux », comme c’est le cas dans l’armement. Mais une partie de la population criera qu’il est irresponsable de conserver des énergies à risque quand on peut faire autrement et conserver une armée alors qu’il n’y a plus de guerre. Par contre, ce sont souvent les mêmes personnes qui vous reprocheront ensuite de ne pas les protéger ou de ne pas rétablir la lumière en une heure…Pour autant il est presque irresponsable d’être dépendant à 75% comme nous l’étions avant du pétrole et il est irréaliste mais hélas réalisable, en cas de catastrophe en France ou dans un pays voisin, d’arrêter toutes nos centrales, a priori les plus sûres du monde, et de passer de 75% à zéro par décision politique. Au-delà des jeux d’analyse transactionnelle « regarde ce que tu m’as fait faire » et «  c’est toi qui m’a entraîné là-dedans » qui risque d’arriver entre le PS et les Verts, et qui constitue une base classique à la secrète règle du jeu de nombreux ménages, essayons d’analyser l’objectif positif, les réalités et les options abordables notamment au vu de la sempiternelle et sans doute intéressante comparaison du couple franco-allemand. Posons l’objectif  positif consensuel : « disposer d’une certaine autonomie énergétique si possible peu polluante, peu chère et peu dangereuse ». Les réalités objectives sont par contre diverses et multiples : Nous sommes sortis de la dépendance du pétrole pour notre électricité grâce au nucléaire, véritable force motrice, et de nombreux pays nous ont emboîtés le pas. En Europe, la France possède 19 centrales et 58 réacteurs et son énergie électrique en provient à 74%, la Russie 16%, le Royaume-Uni 22%, l’Allemagne 24%, la Suède 45%, l’Espagne 26, la Suisse 40% et la Finlande 30%. L’énergie française repose aussi à 12,3 % sur l’hydraulique puis gaz 5% et de façon insignifiante sur les autres énergies mais avec un plan éolien remarquable. Notons qu’un cluster éolien existe en Bourgogne et que j’en suis fier come dit la chanson. L’Allemagne dépend du charbon à 41%, du nucléaire à 24%, du gaz à 14%, de l’éolien à 6%. Tout modèle économique par ailleurs sur sa durée de vie, l’hydraulique semble être l’énergie la moins couteuse en production en euros par mégawatt-heure suivi du nucléaire, du charbon, du gaz, de l’éolien puis du solaire et le prix du pétrole est très élevé.

Autres réalités : les catastrophes nucléaires n’ont pas eu lieu pour les mêmes raisons mais produisent les mêmes effets sociaux et politiques : l’Italie, l’Allemagne, un temps revenue, et la Suisse en sont sorties suite à une catastrophe qui n’a pas forcément eu lieu sur leur territoire. L’Autriche, la Belgique sans doute également. L’Espagne arrête de construire mais maintient l’atome. La Finlande, la Suède, qui a même critiqué l’Allemagne pour pollution, le Royaume Uni qui vient de sortir une étude, et la Russie (…), maintiennent le nucléaire en confiance. La France a analysé depuis longtemps la réduction à 50% et annonce une étude de sécurité fin 2011. Les Chinois, quant à eux se lancent dans le nucléaire et les Japonais relancent leurs centrales. L’opposition profite légitimement ou non de l’élection présidentielle pour se reposer les bonnes questions. On peut être de droite et aimer une diversification des sources d’énergie. On peut aussi avoir le droit d’entendre des gens qui ont peur de cette menace inodore en espérant que les discours publics et privés sont les mêmes. J’ai pu côtoyer des gens de gauches qui, en aparté, sont réalistes sur les progrès industriels avant les progrès sociaux. Il est difficile pour les Verts d’admettre que la sécurité nucléaire est totale sous peine de perdre leur légitimité alors qu’ils pourraient intelligemment veiller à la sécurité par des actions concertées et non sauvages. Quant à la sécurité industrielle, les catastrophes leur donne hélas parfois raison. L’étude des Echos du 6 décembre est intéressante: « le nucléaire pèse les trois quarts du bouquet électrique mais représente 125 000 emplois directs et autant d’indirects », soit 350 personnes par réacteur. Les énergies vertes sont couteuses tant qu’elles ne sont pas amorties mais ont créé 370 000 emplois en Allemagne avec un quasi doublement d’ici 2030 alors qu’elles n’en ont créé jusqu’à lors que 94000 en France mais avec une forte progression. Par contre, si le nucléaire procure et génère beaucoup moins d’emploi (environ 30 000 d’ici à 2030 selon PWC avant Fukushima), il reste plus productif.

Autres réalités : le solaire est plus développé en Allemagne alors que la France est plus ensoleillée. Le Maroc va produire et exporter de l’électricité solaire à partir de grands champs photovoltaïque installés dans le désert. L’éolien offshore est plus développé en Allemagne alors que la France dispose de 20 fois plus de côtes. Le charbon est très polluant mais compétitif. Les bassins miniers français sont menacés. L’atome est comme le gaz, inodore, l’atome n’émet pas de Co2, nous entrons dans le tout électrique, l’avion est le plus sûr moyen de locomotion. Le premier crash d’un Airbus 380 fera parler pendant un an mais n’arrêtera pas ces avions de voler. Il est plus réaliste et facile d’arrêter à 25%, de maintenir entre 25 et 50 % et de réduire en dessus. Le nucléaire, ce n’est pas que des centrales mais ce sont aussi des déchets à risque qu’il faut stocker. L’Allemagne est notre premier partenaire et représente un modèle comparatif proche. Elle est écologique mais abandonne pourtant le nucléaire pour polluer énormément avec le charbon et va acheter de plus en plus de gaz en Russie. On peut se demander pour quelle raison le solaire n’est pas davantage développé de la même façon que le sont les bio carburants qui polluent autant mais dont le modèle économique et de rejet global est avantageux mais finalement… plus compliqué. La technique ne serait-elle pas au point ? Les piles à combustible, elles, le sont. Ayant travaillé sur les concepts de fabrication, de maintenance et de déconstruction, je suis sceptique sur le fait de dire que déconstruire une centrale coute plus cher que la maintenir et donc la moderniser mais il est vrai de dire qu’il faut prévoir un jour le coût de déconstruction dans toute réalisation, qui plus est, sensible. Mettons tout cela dans l’alambic, laissons bouillir et analysons l’élixir produit. Réalisons une distillation supplémentaire comme un single malt et rajoutons qu’en Allemagne le SMIC n’existe pas…

Le politique se sert il des catastrophes pour faire passer ses convictions ? Se sert-il de la population pour mieux l’impliquer et éviter certaines décisions ? On se rappellera du référendum européen et plus récemment de la volonté de référendum grec pour réduire la dette. Il semble en être de même pour le nucléaire. En fait 50% ou 75% ? Tout le monde a en définitive raison dans une règle pour réduire la part du nucléaire sans réduire le nucléaire. Même si les 35 h ont été écrites sur un coin de table et que la psychose radioactive peut changer bien des décisions, je ne veux pas croire que les circonscriptions ont été marchandées à coup de réacteurs avec irresponsabilité et avec les effets que l’ont verra si la majorité présidentielle change de couleur. Je veux plutôt espérer que l’annonce s’est faite sur des réalités étudiées comme dites précédemment et notamment sur nos 25 réacteurs ayant plus de 30 ans en 2011. J’invite les analystes à penser de façon globale au de là de la production et utiliser la matrice BCG connue en marketing pour savoir où investir, construire, entretenir et déconstruire entre les Dilemmes, (centrales à moderniser sans rendement), les Vedettes (rentables mais non amorties) et les Vaches à lait (amorties mais avec un risque à terme si non surveillance). Je veux croire aussi que c’est donner une chance pour créer des emplois et pour le développement continu d’alternatives en utilisant de façon toujours plus grande le potentiel inexploité des ressources sans fragiliser notre développement économique et notre indépendance énergétique. Je veux croire que la majorité en place restera dans la lancée du Grenelle de l’environnement comme dans le maintien de notre force motrice électrique pour les mêmes raisons. Cela contribuerait aussi à sauver notre pôle nucléaire. En conservant sa capacité de production d’électricité, la France contribue à réduire la dépendance énergétique européenne et produira pour les autres nations avec des impacts économiques induits. Nous pourrons leur demander en contrepartie de nous aider financièrement à entretenir, moderniser et démanteler nos centrales et leurs déchets pour éviter tout risque potentiel. Les Verts pourront appeler cela une « prime de risque », une « taxe nucléaire » et pourront aider à calculer la survaleur de la santé au-delà des processus industriels. La France pourra faire partie du sous groupe des pays à centrales cofinancées par les autres pays de l’Union. L’Allemagne, qui revient sur le charbon très pollueur pourrait également investir en Lorraine dans cette filière. Comme dans bien des domaines, et en pensant positivement, l’Europe de l’énergie pourra profiter d’une crise pour se structurer et mettre en place une  segmentation fédérale pour la consommation et l’achat interne et externe encadré par un Buy European Energy Act.

Nous devons absolument amener les autres énergies tels que l’éolien, le solaire, la géothermie et la méthanisation à la productivité. L’Europe peut également développer une solution européenne sur le solaire indépendante de la Chine qui produit certes moins cher mais avec laquelle nous allons devenir dépendant sur la maintenance. Nous pouvons dire que la mondialisation peut segmenter l’approche du travail mais nous pouvons aussi développer notre solution à plusieurs dans une vraie politique d’intégration énergétique européenne avec spécialisation possible par pays. Je suis favorable aux éoliennes et me suis souvent opposé aux élus de l’UMP pour cela. C’est une des causes de mon départ du Chêne dès sa création en 2005. La filière bois doit être développée notamment pour l’énergie. Saviez vous qu’il y a en France plus d’arbres actuellement que lors de la révolution ? La gestion de l’eau concerne aussi nos territoires. Nous pouvons travailler sur des solutions de recomplètement des nappes phréatiques à partir des inondations et de l’acheminement d’eau de mer désalinisée lors du parcours et reminéralisée dans le sol avec financements partagés. Il faudra veiller à réguler la taxe de déconstruction des matériels électriques et électroniques en fonction de l’état de reliquat des substances dangereuses. Nous pouvons continuer nos efforts dans la réglementation thermique pour atteindre les objectifs fixés par l’Europe et Kyoto mais surtout pour parvenir à une énergie maitrisée.

Enfin, mon souhait est de rendre l’écologie apolitique car elle est l’affaire de toutes et tous. Certains éléments sont contrôlables comme notre comportement face aux rejets et aux déchets. Cette actuelle prise de conscience bienveillante pour notre terre et cette responsabilisation  sont respectables. Vivre parfois des expériences de privation et de suffisance remettent les idées et les façons de faire en place pour apprécier la moindre goute d’eau et chacun de nous peut se le permettre et ensuite le communiquer. Nos usines avaient déjà limité leurs rejets grâce aux normes environnementales sur la santé avant que l’on parle de réchauffement climatique, bien vite oublié quand l’hiver est là, au grand bonheur des skieurs et de leurs skis… en carbone ! Mais d’autres le sont moins car notre planète mènera de toute façon sa vie cyclique faite de tremblements, de séismes, d’éruptions qui peuvent changer son axe de rotation et ainsi faire réapparaitre des tornades qui existaient en France au 13° siècle. Savez vous que nous rentrons dans un cycle prévu d’aire glacière, avec ou sans l’apport de l’homme, car le tapis roulant du Gulf Stream va s’arrêter à cause de la surchauffe, qu’il l’a déjà fait et est reparti plusieurs fois bien avant l’apparition de l’homme ? Savez vous que la terre sera un jour et de toute façon absorbée par le soleil selon d’autres sources scientifiques ? Pouvons-nous réellement influer sur ces cycles inéluctables ou en être la cause essentielle ? Savez vous que nous supportons déjà des taxes d’éco-participation incluses dans certains produits neufs afin de compenser, sine die, certains coût de la chaine économique du recyclage comme celui sur l’élimination des substances dangereuses telles que le plomb dans les déchets électriques et électroniques? Savez vous qu’il existe le même dispositif pour les pneus et qu’il s’agit généralement de directives européennes acceptées facilement sans heurt ? Savez vous que l’Europe a déjà institué une directive REACH très contraignante sur les produits chimiques afin d’imposer des substituts non toxiques à court, moyen et long terme et que cela concerne également l’optimisation des rejets de nos moteurs ?

Parler écologie peut passionner les uns et heurter les autres tandis que parler de santé est l’affaire de chacun, peut créer un équilibre entre chaque besoin psychologique et peut certainement contribuer à une planète plus verte tout en sauvegardant la notion de création de richesses et donc en réconciliant … les électeurs. Il convient donc de ne pas se tromper de combat. Ainsi pour parvenir au même résultat et remporter un plus grand consensus, ne faudrait-il pas mieux parler de préservation de la santé, de bien être dans des espaces plus propres plutôt que de lutter contre le « réchauffement de la planète » ? Pourquoi finalement instituer une taxe carbone ? Pour limiter les rejets toxiques et  développer un substitut électrique ou hydrogène, rentable à terme (après investissement et soustraction des émissions toxiques liées à la fabrication), à l’énergie fossile qui disparaitra … peut être. C’est de toute façon trouver un substitut à toute forme de combustion, même végétale car polluante (les Brésiliens qui roulent essentiellement au carburant vert le savent bien) sauf si l’on considère le processus global passant par les plantes qui compensent donc les rejets et qui n’est donc pas satisfaisant ! L’Europe n’est pas contre, elle vient d’annoncer une possible extension de la taxe aux frontières, hélas non étanches aux particules toxiques. Passer par l’Europe sera une façon de mieux accepter cette compensation car sans doute plus réaliste et mieux partagée. Le business de la Compensation carbone a de beaux jours devant lui, comme celui de l’arboriculture…sauf en Chine qui a interdit la déforestation ! Reste à savoir s’il s’agit bien de développement durable ou s’il s’agit de préserver ses richesses…

Il y a déjà 15 ans, j’avais imaginé la collecte des tonnes de papiers qui nous envahissent par une association et nous le voyons désormais dans les villes, communes et certains cantons. Ceci doit être généralisé. La collecte des déchets peut souvent être simplifiée en profitant des poules (mais oui !) qui peuvent alléger nos poubelles et ensuite pondre des œufs comme dans certains villages où les habitants sont devenus sociétaires de l’élevage ! Sachons utiliser les choses simples sans aller chercher la solution tres loin.

Je parlerai peu de la mer que je connais mal même en ayant fait partie de l’organisation du Trophée des Multicoques, aimer plonger, avoir réfléchi à des émissions de recherche de trésor sous-marin avec de grands spécialistes, en avoir une certaine appréhension quand je m’aventure à nager au large, y avoir passé mon permis bateau et avoir été malade comme tout le monde lors de la traversée de la manche avec « la meute » de l’école navale. Même si la mer n’est pas notre élément naturel, il faut la considérer peut être comme l’élément majeur car elle nous procure son pétrole issu du plancton et ses poissons qui sont une nourriture extrêmement complète et saine. Nous ne la connaissons que très peu sur ses ressources mais également ses colères avec ses vagues géantes qui nous emportent de nombreux navires et leurs équipages sans avoir besoin de sous-marins…. La France et l’Europe ont la chance d’avoir de nombreuses cotes. La fonte des icebergs de l’Arctique va changer les différentes salinités du « tapis roulant » qui nous préservent du froid mais nous offre une voie commerciale stratégique et de nouvelles possibilités énergétiques.

Je suis favorable aux forages pétroliers dans l’Arctique mais aussi que l’Antarctique reste zone préservée internationale. Je suis favorable aux grosses éoliennes en mer car très productives. Je suis étonné que certaines voix s’élèvent car j’ai rencontré des marins à Narbonne me disant qu’ils les accueillaient avec plaisir car leurs socles représentaient des points d’ancrage de nourriture et de frayage pour les poissons !

Je terminerai par une belle histoire en relation avec la mer. L’Allemagne a été semble-t-il sensibilisée à l’écologie en 1966 le jour où une baleine blanche, surnommée Moby, avait remonté tranquillement, voire péniblement le Rhin pendant 4 semaines jusqu’à Bonn. Tout le monde s’en était ému, elle devenait une attraction sans que l’on sache ce qu’elle cherchait vraiment. Le Bundestag en interrompit ses travaux pour aller la contempler. Les parlementaires comprirent ensuite qu’il s’agissait en fait d’un  message car autant elle s’appliqua à mettre beaucoup de temps à se faire bien remarquer et s’arrêter exactement devant ce lieu symbolique, autant elle ne mis que peu d’heures pour ensuite regagner la mer. C’est parfois ce genre d’électrochoc dont nous avons besoin mais en tenant compte néanmoins de certaines réalités

 

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