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Le blog philosophique de francois CHARLES

DE LA VI° REPUBLIQUE

23 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Je me permets de vous communiquer les commentaires que je viens de faire sur le post ci-dessous 

merci pour ce rappel. Il faut savoir refondre le système sans forcément tout casser. bcp de candidats en sont d'accord et pas forcément ceux que l'on croit. Cela fait longtemps que nous parlons aussi d'une nouvelle république "présidentielle" sans premier ministre sauf à reconnaitre de se rapprocher des systèmes monarchiques toujours existants en Europe. Par ailleurs, appliquant les principes de marketing applicables aussi à toute organisation, le cycle de maturité est suivi d'une phase de déclin sauf si une nouveauté, (un rétrofit comme on dit dans l'armement) est réalisé. Ensuite, s'agissant de l'assemblée, en Europe nous n'en n'avons qu'une seule contrairement à 23 autres pays et pourquoi pas la création d'une seconde chambre des régions pour soutenir une revendication britannique (le Parlement fut inventé par Cromwell)... sauf que même le sénat français qui défend pourtant le bicaméralisme, ne nous soutient pas. S'agissant de la priorité nationale, pourquoi pas non plus instituer une priorité européenne dans certains domaines , meme si cela déroge aux marchés publics actuels comme le font la Suisse et surtout les Etats-Unis, mais sans forcément fermer les frontières .

Enfin, la démocratie ne tue t elle pas la réflexion stratégique et politique. ne faudrait-il pas un seul mandat mais plus long afin de pouvoir lancer les réformes dès le départ (on sait que le ROI d'un projet est réellement de 3 ans) et non renouvelable pour que l'élu se lance réellement sans faire des coups pour sa réélection ou alors d'un mandat plus court mais renouvelable une fois comme aux Etats-Unis ? bon dimanche et bon vote, utile ou pas .

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LE ROI DE LA JUNGLE

21 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


Savez-vous pourquoi le lion est appelé « le roi de la jungle » ?
La réponse est double.
La première est qu’il est le plus fort des grands fauves, donc
des prédateurs de la savane africaine. Il ne s’attaque pourtant
jamais à l’éléphant, qui ne craint que l’homme et peut se faire
tuer par le coup de bec d’une autruche. N’oublions pas non
plus que l’empereur des félins reste le tigre.

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES

 

Mais la raison principale est autre : le lion ne chasse jamais,
il se fait servir sauf, bien sûr, quand il est seul (il ne mange alors
pas forcément à sa faim). Il dirige sa cour, met les pieds sous la
table, et n’intervient que pour donner le coup de grâce à une
prise importante que les lionnes ont du mal à achever.
Ce statut social du lion est peut-être enviable. Cependant ce
dernier doit veiller à entretenir la bienveillance des lionnes.
Seul, le lion est misérable – il peut même mourir de faim.
Entouré de sa cour, il en est tout autrement.


Or le lion peut se voir détrôner par de jeunes rivaux ; la lutte
est perpétuelle, le pouvoir fragile. Gare au lion vieillissant !
C’est alors que l’on mesure le degré de reconnaissance des
lionnes à vouloir le défendre, n’hésitant pas à conjuguer leur
force et à attaquer les mâles perturbateurs.
Enseignement
Nous l’avons dit, tout est cyclique. L’homme aussi change au
cours de sa vie1. Aucune politique, aucun pouvoir n’est universel.

1 Ce que révèle l’analyse transactionnelle et les autres outils du coach.

Soyez justes avec les vôtres et, quand la roue tournera, ils vous
le rendront… peut-être.
Le chef ne doit pas avoir peur de régner. Mais il doit le faire
en montrant courage et talent à communiquer, en motivant, en
délégant, en encourageant, en critiquant sans humilier, en
disant merci et en montrant ses compétences.

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AGRICULTURE ELEVAGE ET PECHE

20 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

ISSU DE MON PROGRAMME POLITIQUE PUBLIE EN 2013

et en PJ UN ANCIEN ARTICLE SUR L'AGRICULTURE FORTE ET MODERNE

Je porte une grande attention sur ce domaine car j’y suis né. L’agriculture vit aussi avec ses réalités et ses risques qui bousculent ses prévisions comme peut évoluer une politique générale d’entreprise quand une crise se déclare. Et comme pour toute organisation, il existe les éléments contrôlables et incontrôlables, comme par exemple la vache folle, les inondations, la grêle, la sécheresse, les tornades et coups de vent qui couchent les céréales depuis des siècles. L’intervention de l’Etat peut être un atout avec une bienveillance européenne pour compenser ces défaillances et protéger les prix. L’Etat et l’Europe doivent donc travailler avec nos agriculteurs à livre ouvert, coûts objectifs, bonus, malus pour mieux répondre aux crises avérées, mais avec des groupes stratégiques différents en fonction de la nature et la valeur des productions pour une meilleure efficacité.

Ne blâmons pas l’Europe : le plan Marshall nous a redonné les machines agricoles que nous avions perdues dans la reddition de 1940 et le marché commun de 1950 a relancé la production dans une notion de sécurité économique avec une augmentation de la production des céréales et du lait sans souci de questions environnementales désormais importantes. La PAC 2014 et ses fonds peuvent être un nouveau ciment de consolidation européenne avec un système de protection commerciale des frontières tel un vrai Buy Européen Act agricole. Comme l’industrie, notre agriculture doit prendre une réelle dimension européenne pour être forte et moderne face à la concurrence mondiale et pour répondre aux besoins des autres pays.

Aujourd’hui cette même Europe et la France en tête, avec l’ancien Grenelle de l’environnement, imposent des normes pour faire que cette productivité soit moins polluante, ce qui peut perturber les modèles économiques existants. La politique européenne peut donc aussi être considérée comme un frein quand il s’agit d’imposer des réglementations et des contraintes environnementales non réalistes. De vraies analyses de risques doivent être menées. Mais elle peut aussi forcer la France et l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maitrise d’Energie) à accepter certains ajouts dans les procédés de méthanisation quand nos voisins y mettent tous ce qu’ils trouvent mais aussi imposer aux autres de tenir compte du digestat. Elle peut aussi contraindre les efforts en énergie solaire comme la duplication de la Centrale de Massangis  avec 151 hc de panneaux, comme il était prévu de la faire également sur des zones betteravières ou d’anciens terrains militaires désaffectés mais non dépollués.

Certaines initiatives industrielles privées sont remarquables  comme celle de l’entreprise LU visant à établir une traçabilité du grain bio en finançant notamment l’ensemencement de 3% des terres en fleurs pour stabiliser les populations d’insectes autour des champs de blé ! Il en existe d’autres dans les régions européennes. Pour lutter contre la sécheresse, il est également possible d’initier de grands projets de rétention ou de pompage d’eau des crues mais également de faire venir de l’eau de mer avec une désalinisation pendant son parcours à travers les terres. L’analyse est en cours par l’ONG ALQUEMIA. Comme dans la mise en place de système qualité, mieux vaut un bon référentiel propre qu’une mauvaise application de l’ISO 9001 pour une « qualité aux hormones ». Quand le deuxième pilier de la Politique Agricole Commune parle même du bien être animal, autant en découvrir les avantages qui peuvent en être généré et les maitriser plutôt que les subir.

S’agissant des OGM, ils existent depuis bien longtemps, j’ai même vu des oiseaux s’étonner quand ils se posaient sur des tiges de blé quand j’étais jeune … Il est concevable de réguler l’utilisation de pesticides mais peut-être faut-il le faire en accord et « inter-dépendance » et responsabilisation avec le monde agricole, premier garant écologique, au même titre que les chasseurs sont garants de l’équilibre cynégétique mais aussi de celui des stabulations en empêchant les maladies de se propager.

Ne subissons pas la normalisation mais transformons la en arme commerciale avec des actions contrôlées, réalistes et réalisables. De même, Il n’est pas concevable en 2012 de ne pas avoir accès à un vrai réseau internet et mobile partout en France et surtout dans les campagnes si nous voulons une agriculture performante et forte en réseau. Ceci bénéficiera du même coup au maintien de la vitalité rurale, à la sauvegarde des villages et contribuera à la rupture de l’isolement des séniors. Les pôles d’excellence rurale technologiques, non forcément agricoles, installés dans les campagnes avec certains avantages fiscaux peuvent aussi y concourir et doivent en connexion au monde agricole.

Il faut continuer à faire de l’agriculture un pilier stratégique fort et protégé en France et en Europe dans les réalités mondiales. Elle peut surement donner aussi exemple à d’autres domaines. Je souhaite entendre les viticulteurs dire qu’ils sont concernés par la Politique Agricole Commune car cela signifiera que ce n’est plus synonyme uniquement de règle comptable et un vrai travail pédagogique reste à faire. J’ai peur pour nos filières viande même s’il convient de comprendre qu’il faut sans doute la limiter. Peut-être que la crise récente liée à la viande de cheval à la place du bœuf nous fera réfléchir. De nombreux agriculteurs pensent qu’il faut revenir à un système de fluctuations limitées des cours des céréales et de la viande.

Je soutiens une modernisation raisonnable. La production d’énergie par méthanisation doit inclure un processus intermédiaire pour éviter de faire pousser des plantes afin de produire directement de l’énergie. La création de labels doit être soutenue dans le second pilier mais contrôlée pour préserver les identités rurales. L’effort vers le bien-être animal doit être maintenu et communiqué car trop peu connu et la qualité de la viande en est un gage. Les filières courtes avec traçabilité des produits doivent pouvoir s’intégrer avec les cultures intensives. Il conviendrait de réviser certaines réglementations sur les semences en cohérence avec la recherche, accroitre la biodiversité et réglementer les cultures OGM sans forcément les interdire mais ne plus lancer de cultures sans retours d’expériences préalables évitant ainsi de devoir faire machine arrière. La logique REACH européenne sur les substances dangereuses devrait être un modèle structurant de façon universelle et en intégrant les exploitants agricoles qui en ont assez d’être considérés comme des pollueurs car ils ont conscience que l’utilisation des pesticides peut tuer leur outil de travail.

Des études et accompagnements sur les coûts de revient régionaux et locaux dans la viande et les cultures doivent être généralisées pour mieux orienter les efforts. Il conviendrait de retrouver une certaine liberté d’exploitation des terres et de l’élevage dans le cadre du développement de nouveaux marchés à l’export. Est-il normal que la Chine et d’autres pays achètent et louent des milliers d’hectares en Afrique pour exporter alors que nous avons des terres en capacité pour nourrir la planète plutôt que les laisser en friches ? Ou alors pourquoi ne pas mieux également en profiter sur de nouveaux produits ?

An terme d’identité, j’ai vu et compris qu’il n’existait plus une seule agriculture mais plusieurs domaines qui ne se comprenaient plus. Ceci doit cesser dans une prise de conscience commune avec possibles compensations entre céréaliers, éleveurs de bovins, ovins, volailles, producteurs de lait et maraichers. Il faut de même favoriser une prise de conscience collective entre chasseurs et éleveurs sur les risques de maladies portés par les nuisibles ou sinon s’en remettre à une directive européenne pour l’imposer. Une meilleure cohabitation doit exister dans les villages entre les nouveaux arrivants et les agriculteurs avec une considération commune. Le tourisme rural, supporté par l’Union et le fonds FEADER, intégré dans le plan Etat région en France, pourrait se développer comme dans de nombreux pays. J’en parlerai dans la partie réservée au tourisme et la ruralité.

L’agriculture traditionnelle, intensive mais encouragée vers la qualité, peut côtoyer l’agriculture de proximité solidaire et sociale, présente à travers les Associations de Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) arrivées en France en 2001 après le Japon, les Etats–Unis, le Canada et le Royaume-Uni, et même l’alimenter ou jouer le rôle d’incubateur en bonne intelligence. Le modèle japonais des Tekei crée un vrai lien et démontre que deux hectares de multicultures maraichères peuvent nourrir 10 familles.

Ayant voyagé souvent en Asie, je suis prêt à soutenir l’élevage d’insectes qui seront fournisseurs de protéines alimentaires même en occident prochainement. Il suffit de changer un peu de mentalité. Ceci rejoint  les orientations « protéines »  de la Commission Européenne.

Enfin, comme j’en ai parlé plus avant, les efforts réalisés en matière de protection sociale ne doivent être qu’un premier pas vers une consolidation des revenus et vers également une approche européenne et pourquoi pas un troisième pilier ? Enfin, comme les agriculteurs, les pécheurs savent prendre conscience de leur « outil » de travail et se conformer aux restrictions qui font que le thon rouge est à nouveau hors de danger. Mais Bruxelles doit aussi faire respecter leurs droits dans leurs zones de pèche.

 

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ENCORE UNE IDEE REPRISE CE MATIN PAR F FILLON...QUI BIEN ENTENDU NE LE RECONNAITRA PAS

20 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Mais j'aime bien aussi le terme "ne pas jouer l'Europe à la roulette russe" comme dit ce matin par B Hamon 

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L’ANDRH s’invite dans la discussion politique sur la laïcité des jours fériés

17 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #social

alors que l'on reparle religion pendant la campagne, je ressors un ancien article de 2012

Lors de ses assises annuelles, en présence du ministre du Travail Michel Sapin, l’Association Nationale  des DRH  a proposé  d’ouvrir un débat national sur le positionnement des jours fériés, en conciliant la neutralité nécessaire et la liberté de conscience au sein du monde du travail avec l’accroissement de la compétitivité.

 

Quand je lis le journal Libération où le président de l'ANDRH, à l'origine de cette proposition, dit qu’il s'agit de savoir « comment faire-on pour s'organiser sur le rythme d'une religion dominante qui n'est plus celle de la France d'aujourd'hui», je ne peux m’empêcher d’aller spontanément sur mes zones d’ombre pour compenser mes émotions tellement sa lecture est édifiante venant de cette profession ! Je savais que l’islam était la seconde religion mais serait-elle passée désormais devant ? Sans doute voulait-il dire que beaucoup de monde profitait de ces jours sans plus en comprendre la signification.

 

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Quel est l’objectif à atteindre ? N’y aurait-il pas certaines réalités et options à prendre en compte ? Dois-je leur rappeler les 3P, les degrés de dépendance et le triangle de Karpman ou leur énoncer quelques jeux de Berne ? N’y aurait-il une intention cachée, voire une dimension politique profitant d’un climat favorable au laïcisme et à l’ouverture extrême pour évacuer un « dilemme » pour reprendre leur mot.

 

Car il ne s’agit plus ici de compenser une mesure financière de solidarité apparue après la canicule de 2003 mais de mettre en avant le caractère religieux de certains congés en oubliant l’historique et le traitement des mesures initiales.

 

Dans le texte diffusé, on peut lire mot pour mot que « dans l’entreprise, tous les jours fériés sont d’origine chrétienne ».  C’est encore bien entendu faux ou mal exprimé. Les travailleurs français disposent de 11 jours fériés dont 5 fêtes civiles les 1er janvier, 1er mai, 8 mai, 14 juillet et 11 novembre et dont une seule, le premier mai, obligatoirement chômée et payée selon le code du travail. Les 6 fêtes  religieuses sont le lundi de Pasques, l’ascension, le lundi de Pentecôte, l’assomption (15 août), le 1er novembre, et Noël. On peut rajouter à cela de nombreuses fêtes non fériées catholiques et protestantes car tombant normalement un dimanche

Continuons la lecture : « Aussi, lorsque les fêtes religieuses des autres confessions apparaissent, les salariés relevant de celles-ci ont tendance à demander des autorisations d’absence au nom de leur conviction et au nom de l’égalité de traitement avec leurs collègues. Cette idée novatrice demande donc l’ouverture d’un débat national ».

On a l’impression que les DRH considèrent que c’est un dilemme qui les met eux-mêmes mal à l’aise au regard des demandes des autres religions, soit pour les mettre en égalité, soit pour les gommer alors que certaines directives communiquées notamment sur site du ministère de l’éduction nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche donnaient l’exemple sur ce domaine en 2010. Une note de service publiée sur le site du ministère rappelle TOUTES les fêtes religieuses pour lesquelles les autorisations d’absences peuvent être accordées afin que celles et ceux qui le désirent puissent participer aux cérémonies célébrées à l'occasion des principales fêtes propres à leur confession dans la mesure où cette absence est compatible avec le fonctionnement normal du service. « Fêtes catholiques et protestantes Les principales fêtes sont prises en compte au titre du calendrier des fêtes légales. Fêtes orthodoxes : - Théophanie : jeudi 7 janvier 2010 ;  Grand Vendredi Saint : vendredi 2 avril 2010et  Ascension : jeudi 13 mai 2010 - Fêtes arméniennes : - Noël : mercredi 6 janvier 2010 et  Fête de Saint Vartan : jeudi 11 février 2010, Commémoration du 24 avril : samedi 24 avril 2010 - Fêtes musulmanes :  Al Mawlid Annabawi : vendredi 26 février 2010 ;  Aïd El Fitr : vendredi 10 septembre 2010 et  Aïd El Adha : mardi 16 novembre 2010 ; Les dates de ces fêtes étant fixées à un jour près, les autorisations d'absence pourront être accordées, sur demande de l'agent, avec un décalage en plus ou en moins. Ces fêtes commencent la veille au soir - Fêtes juives : - Chavouot (Pentecôte) : mercredi 19 mai et jeudi 20 mai 2010 ;  Rosh Hashana (Jour de l'an) : jeudi 9 septembre et vendredi 10 septembre 2010 ;  Yom Kippour (Jour du Grand Pardon) : samedi 18 septembre 2010 ; Ces fêtes commencent la veille au soir - Fête bouddhiste : Fête du Vesak (« Jour du Bouddha ») : jeudi 27 mai 2010 ; La date de cette fête étant fixée à un jour près, les autorisations d'absence pourront être accordées, sur demande de l'agent, avec un décalage de plus ou moins un jour ». Comme vous le voyez, la liste est longue.

Puis  l’ANDRH propose de « neutraliser   trois des six jours fériés d’origine chrétienne  : Pentecôte, Ascension, 15 août, afin que les salariés puissent les prendre comme ils le souhaitent sous réserve des nécessités de service et/ou des caractéristiques de l’entreprise et  de conserver  Noël,  le   lundi  de           Pâques  et   la   Toussaint  qui  revêtent désormais une forte dimension sociétale. Les conserver constitue donc un facteur de cohésion sociale. Les trois jours banalisés restants seraient à disposition de chaque salarié et pourraient être pris à la convenance du salarié ou de l’entreprise (…) » 

 

S’attaquer à l’ascension c’est bien entendu casser un pont, s’attaquer au 15 août c’est s’attaquer à une des plus grandes fêtes chrétiennes et à l’ancienne fête nationale française, instituée par Louis XIII, dédiée à Marie, et abandonnée en 1790 pour le 14 juillet, jour de la fête des fédérations sur le champ de mars où le roi prêta serment à la nation. Cette journée plus laïque évoquant l’anniversaire de la prise de la bastille, plus symbolique que sanglante mais marquant la fin de l’absolutisme et des privilèges, fut atténuée puis à nouveau instituée officiellement depuis 1880.

 

Et pourquoi pas le lundi de Pâques qui est resté depuis 1802 l’unique jour d’une semaine fériée comme l’était celle de la Pentecôte ? Sans doute à cause des communions. Bien entendu, elle ne s’attaque pas à Noël, même si cette fête est  d’origine païenne reprise ensuite pour fêter la naissance du Christ….

 

Rappelons enfin que le lundi de Pentecôte est redevenu férié quatre ans après avoir constaté, comme les 35h, qu’il valait mieux laisser libre le choix de ce jour travaillé gratuitement et ne pas le prendre forcément sur un jour religieux par un accord d’établissement ou une décision unilatérale par l’employeur. Les salariés peuvent aussi gommer un jour de RTT ou accepter de travailler le dimanche même sans heure supplémentaire.

 

L’association propose ensuite de réaliser une étude d’opinion. On peut se poser la question de pourquoi ne pas le faire sur l’ensemble des jours fériés ? Ont-ils pensé que ces jours étaient également fériés dans de nombreux pays d’Europe chrétienne sans exclure les autres religions ?

 

Bien entendu la société évolue mais s’en prendre aux jours fériés chrétiens pour régler le problème de la productivité n’est pas très « catholique » ou « orthodoxe » selon les expressions consacrées. La vérité est ailleurs. Et si l’entreprise donne du bonheur, la religion en donne aussi et fait partie de l’équilibre transactionnel.

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ET SI … M. LE PEN NE PASSAIT PAS LE PREMIER TOUR ?

15 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

La campagne présidentielle française au scrutin à deux tours est enfin passionnante. Aujourd'hui M. Le Pen est en tête dans les sondages au premier tour sans passer au second tour comme si c'était normal. Mais on peut désormais imaginer qu'après l'éjection de certains candidats traditionnels, ce pourrait être également le tour de cette dernière qui va cette fois comprendre à ses dépends la normalité et les votes cachés dont elle ne dispose plus forcément.

Par François CHARLES

Conseil en stratégie et management, ancien conseiller national politique

En France, le premier tour sert toujours pour exprimer ses rancoeurs, son vrai positionnement, l'espoir que les candidats imaginés au second tour prendront quelques idées. Sauf que cette fois, bien malin qui saura dire qui sera le binôme final tant les équilibres sont instables entre les principaux candidats mais aussi avec l'influence des autres ? Cela va peut être redonner envie d'aller aux urnes, avec le risque d'un vote dilué dès le premier tour mais pas dans le sens que l'on croit.

Le « sois parfait parent » et très conventionnel F. Fillon, qui une fois de plus ne va pas apprécier ce que j'écris, a un fond acceptable mais personne n'irait hélas à la guerre avec lui. Il n'aurait pas du s'excuser de ce qu'il a fait ou plutôt fait faire ou alors le faire pour tous en promettant que cela ne se produira plus... La droite traditionnelle et le centre droit risquent de voter pour lui avec le même risque de raz de marée que pour les primaires de la droite car bien des électeurs vont bien se cacher de dire qu'ils lui donnent leur voix, comme du temps où il n'était pas correct de dire que l'on votait pour M. Le Pen. Sauf que F. Fillon est politiquement correct pour finalement être élu.

L' « empathique » B. Hamon, dans la lignée de Hollande, et qui a, quant à lui gagné les primaires de la gauche grâce à son projet réactionnaire de revenu universel, représente une gauche acceptée par la classe politique mais pas par les électeurs déçus, mais de quoi d'ailleurs...

Ces deux candidats des grands partis actuels sont contrés par un candidat qui n'a jamais été élu, comme beaucoup d'autres, n'a jamais participé à aucune primaire par défaut de positionnement et est finalement le vrai gaulliste de la bande. Je veux, bien entendu, parler du « sois parfait enfant » et du maître du big data E. Macron qui ne s'attendait pas, comme Trump, à se retrouver là mais qui s'en accommode en rassemblant tous ceux qui souhaitent un rafraîchissement raisonnable en sortant des ornières traditionnelles, ce qui ne va pas sans déplaire à quelques électeurs infidèles ou de nouveaux électeurs qui cette fois se déplaceront en cachant sans doute leur vote jusqu'au bout.

La « sois-forte » Le Pen sait qu'au premier tour elle recueille généralement les électeurs contestataires, ce qui représente un risque si les autres candidats du premier tour émettent des idées recevables. Mais elle dispose désormais d'électeurs stables qui ne se cachent plus, ce qui représente aussi un risque car ces voix peuvent du coup également aller tout de suite vers des partis davantage « acceptables ». Quant à ses inquiétudes avec la justice, les Français en sont détachés car il s'agit de problématiques européennes.

Le « rebelle » et contre leader numérique JL Mélenchon représente une gauche à la fois forte réformatrice et jeune s'inspirant beaucoup du FN. Il sait faire monter la mayonnaise, attire non seulement les voix de la gauche mais de ceux qui étaient directement passés au front National sans passer par la case départ. Il émet un discours européen réaliste et constructif avec un comportement davantage accepté également par les marchés.

Les sept autres candidats, à qui l'on doit le respect d'avoir obtenu les 500 parrainages, dont certains ne se présentent qu'à cette élection, ont donné de la voix et vont peut-être davantage peser de leurs voix au second tour par leurs décisions d'alliances. Ils sont généralement plus performants sur le terrain ou dans les documents peaufinés que lors de leur prestation lors du grand débat.

N. Dupont-Aignant fait un peu penser à Lemaire qui a quelques bonnes idées mais sans le charisme nécessaire et donc que l'on ne croit pas. F. Asselineau surfe depuis longtemps sur le net et surtout sur sa vague du Frexit de l'UE, de l'OTAN, de l'Euro tout en se faisant retoquer par M. le Pen, mais fait un peu penser aux acteurs irresponsables de la planche à secousse britannique qui se sont bien vite enfui pour ne pas faire le job une foi que les urnes ont tourné en leur faveur. J. Cheminade vit essentiellement sur la finance et non plus dans l'espace. J. Lasalle nous apporte sa fraîcheur basque avec une grande expérience du terrain. Quant à P. Poutou qui a su envoyer sa flèche de la non immunité ouvrière et N. Arthaud, beaucoup plus européenne que certains, leur présence nous rappelle que quelques pourcentages sont toujours très réactionnaires sans pour autant avoir rejoint le FN.

 

 

 

 

 

 

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