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Le blog philosophique de francois CHARLES

Articles récents

DE LA VI° REPUBLIQUE

23 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Je me permets de vous communiquer les commentaires que je viens de faire sur le post ci-dessous 

merci pour ce rappel. Il faut savoir refondre le système sans forcément tout casser. bcp de candidats en sont d'accord et pas forcément ceux que l'on croit. Cela fait longtemps que nous parlons aussi d'une nouvelle république "présidentielle" sans premier ministre sauf à reconnaitre de se rapprocher des systèmes monarchiques toujours existants en Europe. Par ailleurs, appliquant les principes de marketing applicables aussi à toute organisation, le cycle de maturité est suivi d'une phase de déclin sauf si une nouveauté, (un rétrofit comme on dit dans l'armement) est réalisé. Ensuite, s'agissant de l'assemblée, en Europe nous n'en n'avons qu'une seule contrairement à 23 autres pays et pourquoi pas la création d'une seconde chambre des régions pour soutenir une revendication britannique (le Parlement fut inventé par Cromwell)... sauf que même le sénat français qui défend pourtant le bicaméralisme, ne nous soutient pas. S'agissant de la priorité nationale, pourquoi pas non plus instituer une priorité européenne dans certains domaines , meme si cela déroge aux marchés publics actuels comme le font la Suisse et surtout les Etats-Unis, mais sans forcément fermer les frontières .

Enfin, la démocratie ne tue t elle pas la réflexion stratégique et politique. ne faudrait-il pas un seul mandat mais plus long afin de pouvoir lancer les réformes dès le départ (on sait que le ROI d'un projet est réellement de 3 ans) et non renouvelable pour que l'élu se lance réellement sans faire des coups pour sa réélection ou alors d'un mandat plus court mais renouvelable une fois comme aux Etats-Unis ? bon dimanche et bon vote, utile ou pas .

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LE ROI DE LA JUNGLE

21 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


Savez-vous pourquoi le lion est appelé « le roi de la jungle » ?
La réponse est double.
La première est qu’il est le plus fort des grands fauves, donc
des prédateurs de la savane africaine. Il ne s’attaque pourtant
jamais à l’éléphant, qui ne craint que l’homme et peut se faire
tuer par le coup de bec d’une autruche. N’oublions pas non
plus que l’empereur des félins reste le tigre.

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES

 

Mais la raison principale est autre : le lion ne chasse jamais,
il se fait servir sauf, bien sûr, quand il est seul (il ne mange alors
pas forcément à sa faim). Il dirige sa cour, met les pieds sous la
table, et n’intervient que pour donner le coup de grâce à une
prise importante que les lionnes ont du mal à achever.
Ce statut social du lion est peut-être enviable. Cependant ce
dernier doit veiller à entretenir la bienveillance des lionnes.
Seul, le lion est misérable – il peut même mourir de faim.
Entouré de sa cour, il en est tout autrement.


Or le lion peut se voir détrôner par de jeunes rivaux ; la lutte
est perpétuelle, le pouvoir fragile. Gare au lion vieillissant !
C’est alors que l’on mesure le degré de reconnaissance des
lionnes à vouloir le défendre, n’hésitant pas à conjuguer leur
force et à attaquer les mâles perturbateurs.
Enseignement
Nous l’avons dit, tout est cyclique. L’homme aussi change au
cours de sa vie1. Aucune politique, aucun pouvoir n’est universel.

1 Ce que révèle l’analyse transactionnelle et les autres outils du coach.

Soyez justes avec les vôtres et, quand la roue tournera, ils vous
le rendront… peut-être.
Le chef ne doit pas avoir peur de régner. Mais il doit le faire
en montrant courage et talent à communiquer, en motivant, en
délégant, en encourageant, en critiquant sans humilier, en
disant merci et en montrant ses compétences.

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AGRICULTURE ELEVAGE ET PECHE

20 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

ISSU DE MON PROGRAMME POLITIQUE PUBLIE EN 2013

et en PJ UN ANCIEN ARTICLE SUR L'AGRICULTURE FORTE ET MODERNE

Je porte une grande attention sur ce domaine car j’y suis né. L’agriculture vit aussi avec ses réalités et ses risques qui bousculent ses prévisions comme peut évoluer une politique générale d’entreprise quand une crise se déclare. Et comme pour toute organisation, il existe les éléments contrôlables et incontrôlables, comme par exemple la vache folle, les inondations, la grêle, la sécheresse, les tornades et coups de vent qui couchent les céréales depuis des siècles. L’intervention de l’Etat peut être un atout avec une bienveillance européenne pour compenser ces défaillances et protéger les prix. L’Etat et l’Europe doivent donc travailler avec nos agriculteurs à livre ouvert, coûts objectifs, bonus, malus pour mieux répondre aux crises avérées, mais avec des groupes stratégiques différents en fonction de la nature et la valeur des productions pour une meilleure efficacité.

Ne blâmons pas l’Europe : le plan Marshall nous a redonné les machines agricoles que nous avions perdues dans la reddition de 1940 et le marché commun de 1950 a relancé la production dans une notion de sécurité économique avec une augmentation de la production des céréales et du lait sans souci de questions environnementales désormais importantes. La PAC 2014 et ses fonds peuvent être un nouveau ciment de consolidation européenne avec un système de protection commerciale des frontières tel un vrai Buy Européen Act agricole. Comme l’industrie, notre agriculture doit prendre une réelle dimension européenne pour être forte et moderne face à la concurrence mondiale et pour répondre aux besoins des autres pays.

Aujourd’hui cette même Europe et la France en tête, avec l’ancien Grenelle de l’environnement, imposent des normes pour faire que cette productivité soit moins polluante, ce qui peut perturber les modèles économiques existants. La politique européenne peut donc aussi être considérée comme un frein quand il s’agit d’imposer des réglementations et des contraintes environnementales non réalistes. De vraies analyses de risques doivent être menées. Mais elle peut aussi forcer la France et l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maitrise d’Energie) à accepter certains ajouts dans les procédés de méthanisation quand nos voisins y mettent tous ce qu’ils trouvent mais aussi imposer aux autres de tenir compte du digestat. Elle peut aussi contraindre les efforts en énergie solaire comme la duplication de la Centrale de Massangis  avec 151 hc de panneaux, comme il était prévu de la faire également sur des zones betteravières ou d’anciens terrains militaires désaffectés mais non dépollués.

Certaines initiatives industrielles privées sont remarquables  comme celle de l’entreprise LU visant à établir une traçabilité du grain bio en finançant notamment l’ensemencement de 3% des terres en fleurs pour stabiliser les populations d’insectes autour des champs de blé ! Il en existe d’autres dans les régions européennes. Pour lutter contre la sécheresse, il est également possible d’initier de grands projets de rétention ou de pompage d’eau des crues mais également de faire venir de l’eau de mer avec une désalinisation pendant son parcours à travers les terres. L’analyse est en cours par l’ONG ALQUEMIA. Comme dans la mise en place de système qualité, mieux vaut un bon référentiel propre qu’une mauvaise application de l’ISO 9001 pour une « qualité aux hormones ». Quand le deuxième pilier de la Politique Agricole Commune parle même du bien être animal, autant en découvrir les avantages qui peuvent en être généré et les maitriser plutôt que les subir.

S’agissant des OGM, ils existent depuis bien longtemps, j’ai même vu des oiseaux s’étonner quand ils se posaient sur des tiges de blé quand j’étais jeune … Il est concevable de réguler l’utilisation de pesticides mais peut-être faut-il le faire en accord et « inter-dépendance » et responsabilisation avec le monde agricole, premier garant écologique, au même titre que les chasseurs sont garants de l’équilibre cynégétique mais aussi de celui des stabulations en empêchant les maladies de se propager.

Ne subissons pas la normalisation mais transformons la en arme commerciale avec des actions contrôlées, réalistes et réalisables. De même, Il n’est pas concevable en 2012 de ne pas avoir accès à un vrai réseau internet et mobile partout en France et surtout dans les campagnes si nous voulons une agriculture performante et forte en réseau. Ceci bénéficiera du même coup au maintien de la vitalité rurale, à la sauvegarde des villages et contribuera à la rupture de l’isolement des séniors. Les pôles d’excellence rurale technologiques, non forcément agricoles, installés dans les campagnes avec certains avantages fiscaux peuvent aussi y concourir et doivent en connexion au monde agricole.

Il faut continuer à faire de l’agriculture un pilier stratégique fort et protégé en France et en Europe dans les réalités mondiales. Elle peut surement donner aussi exemple à d’autres domaines. Je souhaite entendre les viticulteurs dire qu’ils sont concernés par la Politique Agricole Commune car cela signifiera que ce n’est plus synonyme uniquement de règle comptable et un vrai travail pédagogique reste à faire. J’ai peur pour nos filières viande même s’il convient de comprendre qu’il faut sans doute la limiter. Peut-être que la crise récente liée à la viande de cheval à la place du bœuf nous fera réfléchir. De nombreux agriculteurs pensent qu’il faut revenir à un système de fluctuations limitées des cours des céréales et de la viande.

Je soutiens une modernisation raisonnable. La production d’énergie par méthanisation doit inclure un processus intermédiaire pour éviter de faire pousser des plantes afin de produire directement de l’énergie. La création de labels doit être soutenue dans le second pilier mais contrôlée pour préserver les identités rurales. L’effort vers le bien-être animal doit être maintenu et communiqué car trop peu connu et la qualité de la viande en est un gage. Les filières courtes avec traçabilité des produits doivent pouvoir s’intégrer avec les cultures intensives. Il conviendrait de réviser certaines réglementations sur les semences en cohérence avec la recherche, accroitre la biodiversité et réglementer les cultures OGM sans forcément les interdire mais ne plus lancer de cultures sans retours d’expériences préalables évitant ainsi de devoir faire machine arrière. La logique REACH européenne sur les substances dangereuses devrait être un modèle structurant de façon universelle et en intégrant les exploitants agricoles qui en ont assez d’être considérés comme des pollueurs car ils ont conscience que l’utilisation des pesticides peut tuer leur outil de travail.

Des études et accompagnements sur les coûts de revient régionaux et locaux dans la viande et les cultures doivent être généralisées pour mieux orienter les efforts. Il conviendrait de retrouver une certaine liberté d’exploitation des terres et de l’élevage dans le cadre du développement de nouveaux marchés à l’export. Est-il normal que la Chine et d’autres pays achètent et louent des milliers d’hectares en Afrique pour exporter alors que nous avons des terres en capacité pour nourrir la planète plutôt que les laisser en friches ? Ou alors pourquoi ne pas mieux également en profiter sur de nouveaux produits ?

An terme d’identité, j’ai vu et compris qu’il n’existait plus une seule agriculture mais plusieurs domaines qui ne se comprenaient plus. Ceci doit cesser dans une prise de conscience commune avec possibles compensations entre céréaliers, éleveurs de bovins, ovins, volailles, producteurs de lait et maraichers. Il faut de même favoriser une prise de conscience collective entre chasseurs et éleveurs sur les risques de maladies portés par les nuisibles ou sinon s’en remettre à une directive européenne pour l’imposer. Une meilleure cohabitation doit exister dans les villages entre les nouveaux arrivants et les agriculteurs avec une considération commune. Le tourisme rural, supporté par l’Union et le fonds FEADER, intégré dans le plan Etat région en France, pourrait se développer comme dans de nombreux pays. J’en parlerai dans la partie réservée au tourisme et la ruralité.

L’agriculture traditionnelle, intensive mais encouragée vers la qualité, peut côtoyer l’agriculture de proximité solidaire et sociale, présente à travers les Associations de Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) arrivées en France en 2001 après le Japon, les Etats–Unis, le Canada et le Royaume-Uni, et même l’alimenter ou jouer le rôle d’incubateur en bonne intelligence. Le modèle japonais des Tekei crée un vrai lien et démontre que deux hectares de multicultures maraichères peuvent nourrir 10 familles.

Ayant voyagé souvent en Asie, je suis prêt à soutenir l’élevage d’insectes qui seront fournisseurs de protéines alimentaires même en occident prochainement. Il suffit de changer un peu de mentalité. Ceci rejoint  les orientations « protéines »  de la Commission Européenne.

Enfin, comme j’en ai parlé plus avant, les efforts réalisés en matière de protection sociale ne doivent être qu’un premier pas vers une consolidation des revenus et vers également une approche européenne et pourquoi pas un troisième pilier ? Enfin, comme les agriculteurs, les pécheurs savent prendre conscience de leur « outil » de travail et se conformer aux restrictions qui font que le thon rouge est à nouveau hors de danger. Mais Bruxelles doit aussi faire respecter leurs droits dans leurs zones de pèche.

 

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ENCORE UNE IDEE REPRISE CE MATIN PAR F FILLON...QUI BIEN ENTENDU NE LE RECONNAITRA PAS

20 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Mais j'aime bien aussi le terme "ne pas jouer l'Europe à la roulette russe" comme dit ce matin par B Hamon 

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L’ANDRH s’invite dans la discussion politique sur la laïcité des jours fériés

17 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #social

alors que l'on reparle religion pendant la campagne, je ressors un ancien article de 2012

Lors de ses assises annuelles, en présence du ministre du Travail Michel Sapin, l’Association Nationale  des DRH  a proposé  d’ouvrir un débat national sur le positionnement des jours fériés, en conciliant la neutralité nécessaire et la liberté de conscience au sein du monde du travail avec l’accroissement de la compétitivité.

 

Quand je lis le journal Libération où le président de l'ANDRH, à l'origine de cette proposition, dit qu’il s'agit de savoir « comment faire-on pour s'organiser sur le rythme d'une religion dominante qui n'est plus celle de la France d'aujourd'hui», je ne peux m’empêcher d’aller spontanément sur mes zones d’ombre pour compenser mes émotions tellement sa lecture est édifiante venant de cette profession ! Je savais que l’islam était la seconde religion mais serait-elle passée désormais devant ? Sans doute voulait-il dire que beaucoup de monde profitait de ces jours sans plus en comprendre la signification.

 

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Quel est l’objectif à atteindre ? N’y aurait-il pas certaines réalités et options à prendre en compte ? Dois-je leur rappeler les 3P, les degrés de dépendance et le triangle de Karpman ou leur énoncer quelques jeux de Berne ? N’y aurait-il une intention cachée, voire une dimension politique profitant d’un climat favorable au laïcisme et à l’ouverture extrême pour évacuer un « dilemme » pour reprendre leur mot.

 

Car il ne s’agit plus ici de compenser une mesure financière de solidarité apparue après la canicule de 2003 mais de mettre en avant le caractère religieux de certains congés en oubliant l’historique et le traitement des mesures initiales.

 

Dans le texte diffusé, on peut lire mot pour mot que « dans l’entreprise, tous les jours fériés sont d’origine chrétienne ».  C’est encore bien entendu faux ou mal exprimé. Les travailleurs français disposent de 11 jours fériés dont 5 fêtes civiles les 1er janvier, 1er mai, 8 mai, 14 juillet et 11 novembre et dont une seule, le premier mai, obligatoirement chômée et payée selon le code du travail. Les 6 fêtes  religieuses sont le lundi de Pasques, l’ascension, le lundi de Pentecôte, l’assomption (15 août), le 1er novembre, et Noël. On peut rajouter à cela de nombreuses fêtes non fériées catholiques et protestantes car tombant normalement un dimanche

Continuons la lecture : « Aussi, lorsque les fêtes religieuses des autres confessions apparaissent, les salariés relevant de celles-ci ont tendance à demander des autorisations d’absence au nom de leur conviction et au nom de l’égalité de traitement avec leurs collègues. Cette idée novatrice demande donc l’ouverture d’un débat national ».

On a l’impression que les DRH considèrent que c’est un dilemme qui les met eux-mêmes mal à l’aise au regard des demandes des autres religions, soit pour les mettre en égalité, soit pour les gommer alors que certaines directives communiquées notamment sur site du ministère de l’éduction nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche donnaient l’exemple sur ce domaine en 2010. Une note de service publiée sur le site du ministère rappelle TOUTES les fêtes religieuses pour lesquelles les autorisations d’absences peuvent être accordées afin que celles et ceux qui le désirent puissent participer aux cérémonies célébrées à l'occasion des principales fêtes propres à leur confession dans la mesure où cette absence est compatible avec le fonctionnement normal du service. « Fêtes catholiques et protestantes Les principales fêtes sont prises en compte au titre du calendrier des fêtes légales. Fêtes orthodoxes : - Théophanie : jeudi 7 janvier 2010 ;  Grand Vendredi Saint : vendredi 2 avril 2010et  Ascension : jeudi 13 mai 2010 - Fêtes arméniennes : - Noël : mercredi 6 janvier 2010 et  Fête de Saint Vartan : jeudi 11 février 2010, Commémoration du 24 avril : samedi 24 avril 2010 - Fêtes musulmanes :  Al Mawlid Annabawi : vendredi 26 février 2010 ;  Aïd El Fitr : vendredi 10 septembre 2010 et  Aïd El Adha : mardi 16 novembre 2010 ; Les dates de ces fêtes étant fixées à un jour près, les autorisations d'absence pourront être accordées, sur demande de l'agent, avec un décalage en plus ou en moins. Ces fêtes commencent la veille au soir - Fêtes juives : - Chavouot (Pentecôte) : mercredi 19 mai et jeudi 20 mai 2010 ;  Rosh Hashana (Jour de l'an) : jeudi 9 septembre et vendredi 10 septembre 2010 ;  Yom Kippour (Jour du Grand Pardon) : samedi 18 septembre 2010 ; Ces fêtes commencent la veille au soir - Fête bouddhiste : Fête du Vesak (« Jour du Bouddha ») : jeudi 27 mai 2010 ; La date de cette fête étant fixée à un jour près, les autorisations d'absence pourront être accordées, sur demande de l'agent, avec un décalage de plus ou moins un jour ». Comme vous le voyez, la liste est longue.

Puis  l’ANDRH propose de « neutraliser   trois des six jours fériés d’origine chrétienne  : Pentecôte, Ascension, 15 août, afin que les salariés puissent les prendre comme ils le souhaitent sous réserve des nécessités de service et/ou des caractéristiques de l’entreprise et  de conserver  Noël,  le   lundi  de           Pâques  et   la   Toussaint  qui  revêtent désormais une forte dimension sociétale. Les conserver constitue donc un facteur de cohésion sociale. Les trois jours banalisés restants seraient à disposition de chaque salarié et pourraient être pris à la convenance du salarié ou de l’entreprise (…) » 

 

S’attaquer à l’ascension c’est bien entendu casser un pont, s’attaquer au 15 août c’est s’attaquer à une des plus grandes fêtes chrétiennes et à l’ancienne fête nationale française, instituée par Louis XIII, dédiée à Marie, et abandonnée en 1790 pour le 14 juillet, jour de la fête des fédérations sur le champ de mars où le roi prêta serment à la nation. Cette journée plus laïque évoquant l’anniversaire de la prise de la bastille, plus symbolique que sanglante mais marquant la fin de l’absolutisme et des privilèges, fut atténuée puis à nouveau instituée officiellement depuis 1880.

 

Et pourquoi pas le lundi de Pâques qui est resté depuis 1802 l’unique jour d’une semaine fériée comme l’était celle de la Pentecôte ? Sans doute à cause des communions. Bien entendu, elle ne s’attaque pas à Noël, même si cette fête est  d’origine païenne reprise ensuite pour fêter la naissance du Christ….

 

Rappelons enfin que le lundi de Pentecôte est redevenu férié quatre ans après avoir constaté, comme les 35h, qu’il valait mieux laisser libre le choix de ce jour travaillé gratuitement et ne pas le prendre forcément sur un jour religieux par un accord d’établissement ou une décision unilatérale par l’employeur. Les salariés peuvent aussi gommer un jour de RTT ou accepter de travailler le dimanche même sans heure supplémentaire.

 

L’association propose ensuite de réaliser une étude d’opinion. On peut se poser la question de pourquoi ne pas le faire sur l’ensemble des jours fériés ? Ont-ils pensé que ces jours étaient également fériés dans de nombreux pays d’Europe chrétienne sans exclure les autres religions ?

 

Bien entendu la société évolue mais s’en prendre aux jours fériés chrétiens pour régler le problème de la productivité n’est pas très « catholique » ou « orthodoxe » selon les expressions consacrées. La vérité est ailleurs. Et si l’entreprise donne du bonheur, la religion en donne aussi et fait partie de l’équilibre transactionnel.

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ET SI … M. LE PEN NE PASSAIT PAS LE PREMIER TOUR ?

15 Avril 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

La campagne présidentielle française au scrutin à deux tours est enfin passionnante. Aujourd'hui M. Le Pen est en tête dans les sondages au premier tour sans passer au second tour comme si c'était normal. Mais on peut désormais imaginer qu'après l'éjection de certains candidats traditionnels, ce pourrait être également le tour de cette dernière qui va cette fois comprendre à ses dépends la normalité et les votes cachés dont elle ne dispose plus forcément.

Par François CHARLES

Conseil en stratégie et management, ancien conseiller national politique

En France, le premier tour sert toujours pour exprimer ses rancoeurs, son vrai positionnement, l'espoir que les candidats imaginés au second tour prendront quelques idées. Sauf que cette fois, bien malin qui saura dire qui sera le binôme final tant les équilibres sont instables entre les principaux candidats mais aussi avec l'influence des autres ? Cela va peut être redonner envie d'aller aux urnes, avec le risque d'un vote dilué dès le premier tour mais pas dans le sens que l'on croit.

Le « sois parfait parent » et très conventionnel F. Fillon, qui une fois de plus ne va pas apprécier ce que j'écris, a un fond acceptable mais personne n'irait hélas à la guerre avec lui. Il n'aurait pas du s'excuser de ce qu'il a fait ou plutôt fait faire ou alors le faire pour tous en promettant que cela ne se produira plus... La droite traditionnelle et le centre droit risquent de voter pour lui avec le même risque de raz de marée que pour les primaires de la droite car bien des électeurs vont bien se cacher de dire qu'ils lui donnent leur voix, comme du temps où il n'était pas correct de dire que l'on votait pour M. Le Pen. Sauf que F. Fillon est politiquement correct pour finalement être élu.

L' « empathique » B. Hamon, dans la lignée de Hollande, et qui a, quant à lui gagné les primaires de la gauche grâce à son projet réactionnaire de revenu universel, représente une gauche acceptée par la classe politique mais pas par les électeurs déçus, mais de quoi d'ailleurs...

Ces deux candidats des grands partis actuels sont contrés par un candidat qui n'a jamais été élu, comme beaucoup d'autres, n'a jamais participé à aucune primaire par défaut de positionnement et est finalement le vrai gaulliste de la bande. Je veux, bien entendu, parler du « sois parfait enfant » et du maître du big data E. Macron qui ne s'attendait pas, comme Trump, à se retrouver là mais qui s'en accommode en rassemblant tous ceux qui souhaitent un rafraîchissement raisonnable en sortant des ornières traditionnelles, ce qui ne va pas sans déplaire à quelques électeurs infidèles ou de nouveaux électeurs qui cette fois se déplaceront en cachant sans doute leur vote jusqu'au bout.

La « sois-forte » Le Pen sait qu'au premier tour elle recueille généralement les électeurs contestataires, ce qui représente un risque si les autres candidats du premier tour émettent des idées recevables. Mais elle dispose désormais d'électeurs stables qui ne se cachent plus, ce qui représente aussi un risque car ces voix peuvent du coup également aller tout de suite vers des partis davantage « acceptables ». Quant à ses inquiétudes avec la justice, les Français en sont détachés car il s'agit de problématiques européennes.

Le « rebelle » et contre leader numérique JL Mélenchon représente une gauche à la fois forte réformatrice et jeune s'inspirant beaucoup du FN. Il sait faire monter la mayonnaise, attire non seulement les voix de la gauche mais de ceux qui étaient directement passés au front National sans passer par la case départ. Il émet un discours européen réaliste et constructif avec un comportement davantage accepté également par les marchés.

Les sept autres candidats, à qui l'on doit le respect d'avoir obtenu les 500 parrainages, dont certains ne se présentent qu'à cette élection, ont donné de la voix et vont peut-être davantage peser de leurs voix au second tour par leurs décisions d'alliances. Ils sont généralement plus performants sur le terrain ou dans les documents peaufinés que lors de leur prestation lors du grand débat.

N. Dupont-Aignant fait un peu penser à Lemaire qui a quelques bonnes idées mais sans le charisme nécessaire et donc que l'on ne croit pas. F. Asselineau surfe depuis longtemps sur le net et surtout sur sa vague du Frexit de l'UE, de l'OTAN, de l'Euro tout en se faisant retoquer par M. le Pen, mais fait un peu penser aux acteurs irresponsables de la planche à secousse britannique qui se sont bien vite enfui pour ne pas faire le job une foi que les urnes ont tourné en leur faveur. J. Cheminade vit essentiellement sur la finance et non plus dans l'espace. J. Lasalle nous apporte sa fraîcheur basque avec une grande expérience du terrain. Quant à P. Poutou qui a su envoyer sa flèche de la non immunité ouvrière et N. Arthaud, beaucoup plus européenne que certains, leur présence nous rappelle que quelques pourcentages sont toujours très réactionnaires sans pour autant avoir rejoint le FN.

 

 

 

 

 

 

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Merci à F. FILLON d'avoir repris mon programme publié il y a 5 ans

10 Mars 2017 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

j'étais hier à Besançon pour écouter une partie du discours de François FILLON

je salue cette intervention car presque tous les thèmes abordés pendant que j'étais là étaient en correspondance avec mon programme que vous connaissez (onglet "mon programme politique" ) et en lien sur AMAZON

entre autres :

- tenue spécifique en classe

- apprentissage des organisations et entreprises le plus tôt possible plutot qu'une semaine en troisième

- organisation de l'enseignement par les régions

- identité du pays renforcée mais dans une Europe puissante 

etc etc 

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LES REVES EUROPEENS DE SARKO

21 Février 2017 , Rédigé par francoischarles

PREAMBULE

L’Europe est un des sujets qui rassemble ou qui divise le plus et pour lequel nous sommes finalement unis ou désunis dans la diversité, chacun ayant souvent ses propres lunettes.

J'ai choisi d'écrire cet ouvrage sous la forme d'une pièce de théâtre pour attirer le lecteur d’une façon différente des livres traditionnels jugés plutôt ennuyeux sur ce sujet. Il ouvre une certaine curiosité, rétablit certaines vérités et avance certaines suppositions pour comprendre le passé mais surtout pour mieux bâtir l’avenir.

Il s’agit d’un carnet de rêves écrit par l’acteur principal qui n’est ni plus ni moins qu’un ancien président de la République française, que nous reconnaîtrons notamment par ses intonations et formulations de phrases. Nous l’appellerons François Le Sarko.

De grands personnages disparus perturbent son sommeil et lui parlent de leurs réussites ou de leurs souhaits non réalisés, secondés souvent par leurs femmes et leurs compagnes, qui ont eu un impact sur leur politique. Ils parlent aussi pour les vivants. Beaucoup ne sont pas cités et qu’ils ne m’en tiennent pas rigueur du haut de leur Olympe. Ils tentent de convaincre le personnage principal de jouer le rôle de la personnalité forte dont l’Europe a besoin, comme il l’a fait pendant les six mois de la présidence tournante française du Conseil européen. Et pourquoi pas d’ailleurs un(e) autre, pourquoi pas dans l'autre camp… mais quel(le) autre ?

On y trouvera pêle-mêle des éléments historiques, politiques, sociologiques, économiques, artistiques, militaires... réels ou romancés, souvent entremêlés entre les époques et les personnages, alimentés d’éléments d’actualité depuis Marc Aurèle jusqu’à fin 2015. Y figurent également certaines appréciations et de visions personnelles de l’auteur.

 

Mais passons vite à la pièce et que les rêves commencent !

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Fascination pour Poutine ? Rappelons nous la fascination pour Hitler...

22 Décembre 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Extrait des rêves européens de Sarko (pour les petits excités de la politique qui se reconnaitront, je n'ai pas écrit que Sarko était faciné par Hitler)

Chapitre 11 - Rencontre avec Hitler

Un peuple, une patrie, un guide ?

 

  • H : Hum… Jemand ?

  • FLS : Ach Ja ! Ich bin da !

  • H : Bon on va continuer en Français

  • FLS : Vous parlez français ? Vous n’êtes venu qu’une seule fois à Paris

  • H : J’ai eu le temps d’apprendre depuis ! Et vous l’allemand ?

  • FLS : J’aimerais bien mais, de toute façon c’est tout ce que je sais dire

  • H : Pas super mit Angela alors, il y a aussi “ich bin ein Berliner” ou “Ich bine mon gazon” …

Eclats de rire

  • FLS : Oh je reconnais les blagues de Kroutchev !

  • H : Ja, en effet, quel pitre !

  • FLS : Alors que puis-je faire pour vous ?

  • H : Je viens vous voir car vous savez en haut, à part les vieux Allemands nostalgiques, on ne me parle pas beaucoup

  • FLS : C’est un peu compréhensible non ?

  • H : Oh vous savez, je n’ai fait qu’une seule erreur…

  • FLS : Ah ?

  • J : Oui, écouter un peu trop mon égo, mes envies de vengeance de la première guerre mondiale et de mes soit-disant conseillers qui me cachaient beaucoup de choses même si cela peut vous paraître étrange.

  • FLS : Je ne juge pas, l’histoire l’a fait pour moi.

  • H : Non, deux erreurs… Si je n’avais pas aussi déclaré la guerre aux Etats-Unis, sans doute ceux-ci se seraient contentés, du moins pour un temps plus long, de faire la guerre dans le Pacifique.

  • FLS : Mais c’était déjà fait avant de la déclarer non ?

  • H : Il faut aussi savoir faire la différence entre mémoire et histoire, comme entre patriotisme (la gauche) et le nationalisme (la droite) ainsi que savoir reconnaître le génie du National socialisme, qui rapproche les deux… un peu comme le Front National en France, désormais premier parti des travailleurs ! Nous n’aurions jamais du perdre la première guerre mondiale, nous avons été torpillés de l’arrière à cause du blocus créé par les Alliés et il fallait mettre un coup de balais dans tout cela, l’Europe en avait aussi besoin.

  • FLS : Si vous le dites. Mais cela fait aussi partie de la guerre.

  • H : De même que la Wehrmacht, surtout la marine, n’était pas la SS idéologique proche des politiques dont je me suis inspiré des Russes, non pas pour la guerre militaire mais psychologique. Pendant la campagne de France, les soldats ne faisaient pas de prisonnier par manque de temps pour atteindre l’objectif. Ils ne les tuaient pas mais leur demandaient de lâcher leur fusil.

  • FLS : Pas vraiment une politique cruelle. Qui s’en souvient ?

  • H : A Part les images, désormais en couleur ! Et je rêve souvent à un libérateur nouveau, un guide, un orateur, un chef …

  • FLS : Ah … I have a dream… Tenez au fait, vous savez que l’Allemagne se demande s’il faut ou non rénover votre tribune à Nuremberg ?

  • H : Oui, oui je hante quelques nuits aussi sur ce thème. Saviez vous que je me destinais à une carrière d’artiste et que j’avais étudié l’architecture des monuments de Paris ?

  • FLS : Pour ensuite la faire sauter ? Vous étiez en effet un réel architecte et c’est vous qui avez remodelé Berlin.

  • H : Oh, vous connaissez ça ? Je ne suis pas resté longtemps à Paris car je ne voulais pas non plus trop copier par répulsion psychologique. Je voulais même l’oublier et faire une rupture. J’ai tout de même remarqué l’Arc du Carroussel, premier monument polychromique de Paris qui reprend l’architecture impériale romaine et aussi le dégagement du centre de Paris, comme on le voit d’une certaine façon à Berlin et à Bucarest d’ailleurs. Je voulais faire à Berlin la plus grande et vaste architecture de l’Europe et pour l'Europe mais les bombes alliées en ont décidé autrement. C’est une des raisons de ma volonté de destruction de Paris. Et savez vous qu’il y a un lien inverse entre les villes et l’Europe ?

  • FLS : Un lien inverse ?

  • H : Ja, les guerres ont interrompu la construction de Paris et de Berlin alors qu'elles ont contribué à la construction de l’Europe. Mais ce n’est pas cela qui va freiner l’Europe car les pays de l’Est ont plus à reprocher aux Russes qu’à l’Allemagne.

  • FLS : Si vous le dites.

  • H : Lisez donc Mein Kampf, heureusement que j’ai été jeté en prison car je n’aurais pas eu le temps de l’écrire.

  • FLS : Comme Soljenicine qui était officier - lui - avant de critiquer Staline et imaginer une Russie libre.

  • H : Ach sacré Sarko… j’avais même un secrétaire. Au fait…y êtes-vous prêt ?

  • FLS : A quoi ? la prison ? A être secrétaire ?? sacré Hitler va …

Le Sarko sourire en coin, un ange passe

  • FLS : Et de là haut, que savez-vous de moi ?

  • H : Oh, que vous avez su faire un rassemblement extra ordinaire à Villepinte…qui a dû être remboursé ensuite et que vous avez comme moi perdu des élections mais qu’il est possible de revenir.

  • FLS : Il faudra un second Sarko-thon alors parce c’est mal barré !

  • H : Mon alibi était le traité de Versailles mais aussi Rethonde, le fameux wagon que j’avais juré de détruire, ce que j'ai fait, un peu comme le serment de Koufra de Leclerc.

  • FLS : Versailles … Mais le sentiment Gaulois aussi, comme vous l’avez dit et qui est inscrit à Compiègne.

  • H : Ach ya, l’ennemi héréditaire.

  • FLS : Oui mais l’Europe est étrange car le Français était – était ? – l’ennemi héréditaire pour l’Allemand alors que, si le Boche était l’ennemi militaire, c’est l’Anglais l’ennemi héréditaire pour le Français. Nous en avons déjà parlé avec Charlemagne.

  • H : Mais l’objectif était l’Europe, l’Europe ! Jusqu’à l’Oural !

  • FLS : Ah ? comme De Gaulle alors ? Mais en passant par Stalingrad !

  • H : Géographiquement c’est clair. Nous n’avions pas besoin de De Gaulle pour le voir.

  • FLS : Il vous a bien aidé tout de même pour les chars !

  • H : Il n’est pas l’inventeur des chars, vous le savez. C’est un conceptuel, lui c’est les chars plus les avions et non plus répartis dans chaque brigade mais autonomes avec effet de masse, comme nous l’avons fait en 18. Déjà en 1870, nous avions fait d’autres choix, ce qui nous a valu un regard attentif des Japonais depuis cette date en délaissant les Français. Les guerres ébranlent les civilisations mais… font avancer la technologie… et la médecine.

  • FLS : Mais une Europe dirigée par qui ?

  • H : Ach… par vous ! Il faut lutter maintenant contre la Chine !

  • FLS : Oh c’est trop d’honneur et contre Poutine ?

  • H : Poutine n’a que le pouvoir des mots et de ses missiles, on le voit bien en Ukraine, un peu plus proche que la Géorgie…L’Europe maintenant est forte mais elle ne le sait pas ! Il n’ira pas plus loin.

  • FLS : Ce n’est pas ce que pensent les Américains.

  • H : Oh c’est pour mieux faire voter des budgets, comme quand les Américains disent que les Russes vont sortir un super avion pour avoir des crédits et que l’éléphant accouche d’une souris.

  • FLS : Et vous savez ce qu’il a derrière la tête ?

  • H : Poutine ne prendra pas l’initiative de l’attaque mais rebondira sur ce qu’il aura jugé être une offense. Ce qu’il a derrière la tête ? C’est simple, il veut le pouvoir et veut ressembler à Napoléon avec ses troupes désormais à Paris mais sans coalition, sauf celle de la grande URSS retrouvée, pense-t-il. Il veut le faire avec l’appui de la Chine qui veut désormais prendre la place du Japon d’avant, qui, de ce fait, réaffirme sa politique de défense avec le blanc-seing des Etats-Unis.

  • FLS : On a l’impression de se retrouver en 1989 pendant les tensions en Allemagne de l’Est.

  • H : Oui, sauf que là, le pouvoir russe est volontaire.

  • FLS : Qui est responsable de la grande psychose russe ?

  • H : Ach, un peu moi tout de même en les attaquant après avoir rompu le pacte irréaliste accepté par les Russes naïfs, enfin plutôt Staline, qui s’en est bien réjoui dans les premiers temps. Ce n’est pas une psychose mais le deuil non fait d’un territoire perdu. l’Angleterre a-t-elle fait le deuil de la guerre de 100 ans ? Elle a été renforcée dans son identité mais boutée hors du continent et est désormais anti-française dans ses provinces profondes.

  • FLS : Mais pas chez ses élites.

  • H : Oui, mais ce ne sont pas seulement elles qui votent comme dans les vieilles monarchies. Et en France vous le savez bien avec le référendum sur l’Europe décidé par le souverain tout de même. Le suffrage universel aurait pu faire tomber les Habsbourg comme la fait la guerre.

  • FLS : Si vous n’aviez pas viré les juifs, vous auriez pu rester plus longtemps.

  • H : Pffff, au début, je voulais les envoyer à Madagascar ou une île de ce genre mais ce ne fut finalement pas possible. Les alliés ont fait semblant de ne connaître les camps qu’en 1945 alors que même le pape avait compris ! Et qui a parqué les Japonais d’origine américaine ? Non, comme je vous l'ai dit, ce qui a été le début de la fin a été de déclarer la guerre aux Etats-Unis le lendemain de Pearl Harbor et d'attaquer leurs convois. Ils se seraient peut-être contentés de faire la guerre dans le Pacifique et pas en Europe car ils ne le souhaitaient pas. Et ce qui me fait bien rire est qu’une fois qu’ils sont venus « tuer du nazi » et que vous autres Français les avez rejeté ensuite à la mer en fermant leurs bases. Mais vous avez eu le courage de le faire, je le reconnais.

  • FLS : Les Français ne sont pas les seuls à fonctionner de cette façon. En logique avec notre volonté « d’indépendance » gauloise. Tiens je viens d’apprendre qu’une nouvelle base étasunienne est installée en Espagne.

  • H : Attention, on va vous accuser d’être pro-Américain alors que vous êtes simplement lucide. Tiens au fait cela vous fait quoi que les chars Leclerc aillent faire enfin joujou en Pologne - votre chère Pologne à vous les Français - dans des manoeuvres « politiques » suite au défilé du 9 mai de Moscou ?

  • FLS : Ah oui le 9 mai de la « vraie cérémonie » de paix, le lendemain du 8 mai. A ne pas confondre avec le 9 mai de Robert Schuman !

  • H : Ah oui c’est vrai ça. Et il parait que certains spécialistes des pays de l’Est s’attendaient à une grande attaque après le 9 mai 2015. La Pologne semble déjà en guerre... et vous y attirer ! Pour revenir au sujet, moi au moins je n’ai pas imposé de bases en France libre, même si ailleurs et notamment à Dijon, nous occupions les terrains d’aviation.

  • FLS : Oui, c’est vrai, ce qui vous a permis de récupérer les avions destinés à la Pologne...

  • H : Et le projet de centre d’entraînement de l’OTAN, ça en est où ?

  • FLS : Ils n’écoutent pas le grand Charles, ça semble être tombé à l’eau, il faudra trouver une autre base.

  • H : Economiquement, j’ai tout de même relevé l’Allemagne de la république de Weimar ! J'ai travaillé sur la “Grande Allemagne” alors que la Bavière voulait à nouveau se séparer, ce fut mon premier discours où j'ai pris conscience de mon pouvoir d'attraction. Je pensais déjà à la “Grande Europe”. J’ai même été élu l’homme de l’année dans le magazine Life en 1936. J’étais une star avant d’envahir la Pologne.

  • FLS : Et vous avez même été adoubé par le Kaizer ! On oublie vite, comme Mirabeau, premier Panthéonisé, et premier dé-Panthéonisé.

  • H : soupir

  • FLS : Les Allemands n’ont pas oublié car, pour le 50ieme anniversaire, ils nous ont assez bassiné avec « plus jamais ça » ! Je veux dire qu’ils ne veulent plus aller payer le pain avec des boîtes ou des brouettes de billets comme avant et que c’est pour cela qu’ils veulent un euro fort comme le Mark.

  • H : Ya, et en plus l’ancienne zone mark est très large, elle va jusqu'à Zagreb !

  • FLS : Bien et que faut-il faire à votre avis ?

  • H : Ach… avoir un vrai leader dans la défense, nationaliste européen !

  • FLS : Tiens au fait c’est vrai ce que l’on raconte, que vous vouliez faire de la Bourgogne un sous-marin allemand considérant qu’elle était rebelle ?

  • H : Plus encore, je voulais reconstituer l’espace bourguignon des Flandres à la Méditerranée et cette fois relié, comme voulaient le faire en partie Philippe le Bon et surtout Charles le Téméraire.

  • FLS : Il est venu me voir aussi.

  • H : Oui…il tourne en rond, il est très remonté suite à la faillite du Bien Public.

  • FLS : Ah bon ? le journal a fait faillite ? Enfin… s’il s’agit bien d’un journal…Mais cela ne m’étonne pas, en plus avec sa nouvelle parution.

  • H : Mais non ! Ach, vous me faites marcher, Louis XI a bien manœuvré pour le mettre en difficulté la seconde fois et oups, envolées ses visées européennes. Vous saviez qu’il voulait rebâtir l’empire de Charlemagne ?

  • FLS : Ah non.

  • H : Ecoutez, seuls Charlemagne, Napoléon et moi avons réussi à unifier l’Europe, le reste c’est de la soupe. Mais vous maintenant vous pouvez la souder, vous devez le faire ! Vous le devez ! Vous entendez ?

  • FLS : Ben, j’vais en parler à Carlita.

  • H : Oui votre nouvelle Frau, Musso m’en a parlé.

  • FLS : Qui ? Guillaume Musso ? il est mort ?

  • H : Mussolini ! Le petit chauve prétentieux qui ne peut même pas faire joujou sans m’appeler à la rescousse…

  • FLS : Il ressemble à Berlusconi, vous ne trouvez pas ?

  • H : Ya, deux hommes de presse en effet.

  • FLS : Et l’Ukraine ?

  • H : Je suis cela avec grand intérêt !

  • FLS : C’est le recommencement de l’histoire ! On retrouve de nombreux faits commis en 38, 39 et 40, sauf que maintenant l’OTAN est là…

  • H : Tout ça c’est une affaire de minorité, comme de mon temps et Vladimir sait bien en jouer …. C’est comme en Syrie, il protège la minorité de Bachar en tirant d’abord sur les opposants pour ensuite s’occuper de Daesh une fois que tout le monde cherche à se parler Tiens au fait …

  • FLS : Oui ?

  • H : Méfiez vous des Tchèques…

  • FLS : Ah ?

  • H : Oui… un peu comme les Autrichiens… ils défendent les PME …

  • FLS : Les PME ?

  • H : Oui les Petits et Moyens Etats comme dirait notre Frau Ambassadeur autrichienne en France et pas les Petites et Moyennes Entreprises ! Enfin, l’Allemagne, mon pays d’adoption est devenue une ou plutôt un PME aussi !

  • FLS : Tout est relatif, vous pensez à l’absence de colonies ?

  • H : Ach so non, à son histoire car si on regarde les cartes, des entités existaient alors que le mot Allemagne n’existait pas. C’est un Etat nation tardif qui a été précédé par plusieurs siècles d’existence avec des appellations un peu bizarres. En 1157 le mot « saint » est rajouté à l’Empire et ce n’est qu’au cours du 15° siècle que l’on parle du mot allemand « germanique » « deutsche nation ». C’est un chapelet d’entités très diverses dirigées par la maison Habsbourg depuis Vienne et un ensemble très disparate en 1648. Même quand Napoléon met un peu d’ordre dedans en créant une confédération germanique en 1808, il existe encore 36 entités. Ce n’est pas le congrès de Vienne en 1815 qui mettra un terme à cela. La question se posait de savoir où s’arrête l’Allemagne, comme on se pose aujourd’hui la question de savoir où s’arrêtent les frontières européennes, avec ou sans les Autrichiens ? Les hongrois ? Les Bosniaques ? Les peuples de l’empire austro-hongrois ? Voire même la Turquie. Finalement, c’est Bismarck qui a choisit la voie de la « petite » Allemagne « klein Deutsche lösung », très mal à l’aise dans ses habits et qui va aller vers l’avant et tomber dans l’abîme.

  • FLS : Mais, pour en revenir aux Tchèques, avec ou sans leur carnets..

  • H : Leur carnet ? Tchèque ach très très drôle.

  • FLS : Ya ! Kartofeln salad ! Schöne petite madmoiselle ! Achtung bicyclette … Bon humm pardon nous avons pourtant aidé à créer la République tchèque en 1918.

  • H : Oui mais ils vous en veulent de ne pas être intervenus ensuite !

  • FLS : Et vous, pourquoi leur en voulez vous ?

  • H : Oh, je ne leur en veux pas, je dis simplement que quand j’étais petit, dans mon école, lors de la guerre entre les Russes et les Japonais, les Tchèques défendaient les Russes !

  • FLS : Peut-être des éléments isolés.

  • H : Ou peut-être pas, l’Europe est ainsi, les racines sont profondes….Même si ce sont des vilains depuis la chute des Tsars où ils ne combattent plus pour la même chose. Ne marginalisez pas trop la Russie, elle saura retrouver des atouts pour retrouver et défendre son Lebensraum, son espace vital. Comme le disait bien Goebbels, la lutte contre le bolchevisme mondial était le but principal de la politique allemande, enfin nazie. Par contre, la lutte pour le territoire et la fierté est le but de la politique de Poutine. L’Europe et le monde vivent de déception. Souvenez-vous de l’épisode de Frédérique III de Trèves en 1473 qui s’est enfuit la veille de signer le couronnement du roi de Bourgogne qui visait surtout à rétablir la paix avec la France et organiser une croisade contre les Turcs.

  • FLS : Les Turcs…

  • H : Votre Union Européenne est une réalisation fantastique qui met un terme à des conflits millénaires mais tout cela reste fragile quand on voit l’Ukraine et avant la Yougoslavie. Qui aurait cru que Sarajevo, ville olympique, où tout le monde vivait en harmonie, deviendrait ce théâtre mortel. Il faut à l'Europe un vrai chef, comme avec Charlemagne, Napoléon, De Gaulle ou Tito en Yougoslavie, pas une marionnette de théâtre ni une midinette comme la jeune Fédérica, comme si vous n’aviez personne à mettre pour ne pas froisser ni les uns ni les autres, sauf peut-être de dire que ce qui arrive à la Russie est de sa faute mais à part ça ? Un vrai chef vous comprenez ?

  • FLS : Un chef ou un dictateur ?

  • H : Voyez ça comme vous voudrez !

  • FLS : La France a toujours été du côté des dictateurs.

  • H : Pardon ? vous confirmez le lapsus de votre discours du Touquet alors ?

  • FLS : Euh pardon, je recommence ! Je voulais dire s’est toujours opposée...mais parfois il faut reconnaître que l'autocratie ou la bienveillance valent mieux que la démocratie.

  • H : Ach la projection de l’homme africain et de la colonisation qui remonte ! L’Allemagne n’avait pas eu de vraie colonies, elle aurait pu dominer toute l’Europe et le pourtour méditerranée comme les Romains et les Turcs. Vous pouvez le faire maintenant sans tirer un coup de canon ! Tiens, un petit conseil... pourquoi ne pas mettre vos “fichés « S » dans des camps ? Vous pourriez aussi en profiter pour y mettre tous ceux du mur des cons. Et rien de tel que l'état d'urgence pour amalgamer les règlements de comptes « politiques » sans vrai jugements. Vous me direz, quand je vois les forces de l'ordre et la justice de votre pays aux ordres de baronnies capables d'effacer des mains courantes et envoyer aussi des opposants politiques en internement en passant outre la loi, c'est pas mal dites donc ! Allez Auf Wiedersehen !

 

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LES REVES EUROPEENS DE SARKO

18 Décembre 2016 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique, #europe

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